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Sports

À Caen comme dans toute la Normandie, le volley surfe sur la vague du titre olympique

À Hérouville comme ailleurs, les clubs de volley ont vu afflué les nouveaux licenciés après la victoire de l'équipe de France aux JO.
À Hérouville comme ailleurs, les clubs de volley ont vu afflué les nouveaux licenciés après la victoire de l’équipe de France aux JO. (©Archive SC Hérouville)

« Ça fait ramer les dirigeants, mais ce n’est que du bonheur ! » Gaëlle Ramarque est une présidente heureuse. Jamais la Ligue de Normandie de volley-ball n’avait connu un tel dynamisme qu’en cette rentrée 2021. Deux mois après la victoire de l’équipe de France masculine aux Jeux olympiques de Tokyo, le volley régional a gagné « entre 20 et 30 % » de licenciés supplémentaires. 

Il y a un gros boom commun à toute la Normandie. C’est une belle surprise. On craignait une catastrophe en retour Covid. 

Gaëlle RamarquePrésidente de la Ligue de Normandie de volley-ball

L’année quasiment blanche subie auparavant et l’apparition du pass sanitaire ont volé en éclats face à l’effet JO. Le titre des Bleus à Tokyo a eu un impact considérable sur leur discipline. « Le volley a fait la meilleure audience parmi les sports collectifs, rappelle Rony Thimalon, entraîneur du club d’Hérouville. Le parcours surréaliste de l’équipe de France (qui avait frôlé l’élimination dès la phase de poule, ndlr) a accentué la visibilité. » 

Essentiellement des jeunes

En septembre, les novices ont donc été nombreux à frapper aux portes des clubs de leur ville. Autour de Caen, certains clubs sont en passe de doubler leurs effectifs. Petits et gros enregistrent la même tendance forte. « L’augmentation est visible sur des catégories bien précises, essentiellement en moins de 15, moins de 18 et moins de 21 ans », détaille Gaëlle Ramarque. Dans les clubs à dominante féminine que sont l’ASPTT Caen et Carpiquet, les lycéennes ont afflué en masse. Pas forcément attendu.

Ce n’est pas pour discuter avec les copines, il y a une réelle envie de pratiquer, de progresser. Classiquement, on observe pourtant un arrêt du volley à ces âges-là.

Yann FrançoisePrésident de l’ES Carpiquet Volley

Le constat est le même aux PTT, dont le nombre de joueuses âgées de 16 à 20 ans a plus que triplé. « Ce sont des débutantes et ce n’est pas facile de commencer sur le tard, mais elles ont déjà beaucoup progressé en un mois », se réjouit la vice-présidente Joëlle Guilbert, ravie du travail mené par le nouvel entraîneur Dominique Duvivier. 

Et maintenant, fidéliser

L’encadrement, c’est évidemment une priorité dans un tel contexte. « Très peu de professionnels encadrent dans les clubs en Normandie, il faut former des bénévoles et tout restructurer, souligne Gaëlle Ramarque. Il y a un immense travail derrière. On s’y attelle comme on peut. La fédération a pris conscience de ce phénomène national, c’est un renfort important pour nous aider à fidéliser ces nouveaux licenciés. » Le volley veut surfer le plus longtemps possible sur la vague d’un cocktail gagnant entre vitrine des Jeux olympiques et désir de se remettre au sport après la longue trêve Covid. 

On réfléchit à des manières d’adapter le jeu pour les débutants. Je souhaite aussi que nos licenciés puissent facilement aller voir du très haut niveau à Évreux (Ligue A féminine)

Gaëlle RamarquePrésidente de la Ligue de Normandie de volley-ball

Pérenniser, « c’est quasiment le plus important », aux yeux de Yann Françoise. Carpiquet, qui voit également dans l’afflux de nouveaux licenciés le travail mené en amont au sein des écoles, est prêt. « On a eu la chance d’avoir formé pas mal de monde pendant le Covid, quand on n’avait plus grand-chose à faire. On arrive à ne pas avoir de crise de croissance. » 

Des bénéfices visibles à tous les niveaux

Pour l’instant, le nouveau succès du volley ne se dément pas. Il ne se traduit pas seulement par le nombre de licenciés. Gaëlle Ramarque voit désormais beaucoup plus de parents accompagner leurs enfants dans les gymnases. À Hérouville, l’équipe première (N2M) a accueilli un public nombreux lors de son premier match de championnat. À Carpiquet, la recherche de partenaires privés est facilitée parce que « n’importe quel sponsor a entendu parler du volley aux JO ». Dans une ligue normande quelque peu à la peine avant le Covid, ce bel élan ne pouvait pas mieux tomber…

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