Faits divers

À Saint-Maximin, la cave Cantarelle en état de siège à cause du Cirque Muller

Ambiance fébrile lundi soir à la cave Cantarelle. Samedi dernier, un membre du cirque Muller est venu prévenir Manu, de la friterie installée sur le parking de la cave: ils doivent venir s’installer, comme en 2017.

Faire barrage

Cinq ans déjà et pourtant le souvenir de leur passage est suffisamment douloureux (lire notre édition d’hier) pour qu’Audrey Cantarelle passe à l’action dès la « menace » connue. Elle fait aussitôt appel aux gendarmes, aux élus, aux militants de la cause animale avec un seul objectif: que le cirque Muller, connu notamment pour son hippopotame et ses coups d’éclat dans plusieurs communes, passe son chemin.

L’idée, lundi soir, est de regrouper le plus de monde possible et de garer des voitures sur le parcours que devraient emprunter les camions. Pour tenter d’être encore plus dissuasif, décision est prise de faire venir dès 22 heures, des maîtres-chiens et des agents de sécurité. Puis l’attente…

Les camions du cirque semblent être toujours dans les Bouches-du-Rhône, toutes lumières éteintes. Viendront, viendront pas? Le temps passe et les conversations vont bon train, interrompues par des passages de la police municipale et des gendarmes.

À 23h30, le maire, Alain Decanis, accompagné de la députée Valérie Gomez-Bassac viennent manifester leur soutien.

Sous le feu des questions des personnes mobilisées, qui lui demandent d’intervenir, le premier explique calmement les limites qui s’imposent à lui. La seconde, visiblement touchée par la détresse de la propriétaire des lieux, promet qu’elle va appeler le préfet.

L’attente se poursuit

La nuit passe et au petit matin, le cirque Muller est toujours à Rousset. Mais vers 9h30, la rumeur court de nouveau. Ils arrivent. Tant pis pour le manque de sommeil, les veilleurs font couler le café et de nouveau… attendent, à l’affût de la plus petite information.

Et elles sont multiples. Comme si, consciemment ou non, les membres du cirque Muller jouaient avec les nerfs de tout le monde.

Et s’ils ne venaient pas? Et s’ils s’installaient sur un autre terrain? Ou sur une autre commune?

« On les a appelés, ils nous ont dit qu’ils partaient à Marseille, raconte Audrey Cantarelle. Mais ils en viennent, alors je n’y crois pas trop. »

Hier en fin d’après-midi, les camions semblaient prêts à partir vers le Var. Alors encore une fois, à la cave Cantarelle, on a sonné le branle-bas de combat, espérant encore que cette fois ne serait pas la bonne.



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