Accusé d’avoir trompé les investisseurs sur la sécurité du 737 MAX, Boeing paie 200 millions de dollars de pénalités

Un logiciel de vol est mis en cause dans les crashs de deux Boeing 737 MAX, qui ont fait 346 morts en 2018 et 2019.

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Accusé par le gendarme américain des marchés financiers (SEC) d’avoir émis publiquement plusieurs messages trompeurs sur la sécurité du 737 MAX, Boeing a accepté de verser 200 millions de dollars de pénalités, jeudi 22 septembre. L’ancien directeur général de l’entreprise Dennis Muilenburg, responsable de ces messages, a pour sa part accepté de payer un million de dollars.

C’est principalement un problème sur un logiciel de vol qui a conduit un 737 MAX de Lion Air, en octobre 2018, puis un appareil similaire d’Ethiopian Airlines, en mars 2019, à piquer du nez sans que les pilotes parviennent à les redresser. Ces deux crashs ont fait 346 morts et entraîné l’immobilisation du 737 MAX pendant vingt mois.

La SEC reproche notamment à Boeing d’avoir diffusé, un mois après l’accident de Lion Air, un communiqué annoté et approuvé par Dennis Muilenburg qui suggérait que le pilote et une mauvaise maintenance étaient à blâmer. Le document omettait par ailleurs de mentionner une évaluation faite en interne, estimant que le logiciel de vol posait bien « un problème de sécurité aérien » et que Boeing avait déjà commencé à travailler sur des modifications pour y remédier.

Boeing et son responsable « ont néanmoins assuré au public que le 737 MAX était ‘aussi sûr que tout avion ayant jamais volé dans le ciel’« , remarque la SEC. L’agence estime que la compagnie aérienne et son ex-dirigeant ont enfreint les lois boursières en induisant en erreur les investisseurs. S’ils ont accepté de verser une pénalité, le groupe comme l’ex-responsable n’admettent ni ne démentent les conclusions de l’agence, précise cette dernière.

Le géant de l’aéronautique avait déjà versé, début 2021, plus de 2,5 milliards de dollars dans le cadre de l’enquête du ministère américain de la Justice sur les deux accidents du 737 MAX. Boeing n’avait donc pas eu à plaider coupable dans le cadre des poursuites criminelles, a annoncé ce ministère.





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