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Alençon. Pass sanitaire obligatoire chez les plus de 12 ans : « Objectif : ne pas priver les jeunes »

Après les adultes, au tour des jeunes de plus d'être soumis au pass sanitaire.
Après les adultes, au tour des jeunes de plus de 12 ans et deux mois d’être soumis au pass sanitaire. (©L’orne hebdo)

A partir de ce jeudi 30 septembre, les masques ne sont plus obligatoires à l’école. Mais surtout, le pass sanitaire devient obligatoire pour les ados dans les mêmes lieux que leurs aînés. 

Cette nouvelle règle rentre précisément en compte pour les jeunes de 12 ans et deux mois minimum.

Une période supplémentaire laissée afin que les adolescents venant, tout juste, de souffler leurs 12 bougies, aient le temps de se faire vacciner. 

Si le QR code devient un sésame pour les adolescents dans les lieux accueillant du public, il ne le sera pas au sein des établissements scolaires et des centres sociaux. En effet, aucun pass sanitaire n’est requis pour y entrer. 

Une adaptation nécessaire

Quelque peu bouleversées, les directions des établissements d’Alençon (Orne) sont contraintes à une légère réorganisation, concernant les sorties scolaires et culturelles.

« On espère le 100 % de vaccinés, on travaille avec les familles pour cela. Maintenant, l’objectif est de ne pas priver les jeunes », témoigne Antony Lévêque, principal adjoint du collège Louise Michel. 

Là-bas, tous les cours des différentes sections seront assurés.

Il n’y a pas d’affolement : soit tout le monde peut se déplacer, soit tout le monde reste. S’il en manque, les élèves pourront continuer à travailler en restant au collège, les intervenants se déplacent. C’est le cas pour ceux qui doivent se rendre au Conservatoire.

Antony Lévêque Principal adjoint du collège Louise Michel

Une discrimination ?

Au centre social Edith Bonnem, la volonté est similaire. « On va essayer d’y aller au maximum. Il faut garder notre objectif en tête : l’ouverture vers la culture« , affirme Laurence Larock, la responsable du pôle enfants jeunesse.

Néanmoins, les enfants n’ayant pas leur pass sanitaire pourraient se retrouver privés de certaines activités. 

« On se conforme aux lois. Alors malheureusement, pour les spectacles par exemple, ceux qui ne l’auront pas, ne viendront pas. C’est une sorte de discrimination qui se fait », regrette Laurence Larock.

Elle ajoute : « Pour les vacances scolaires, on improvisera notre programme par rapport au nombre de jeunes vaccinés. »

Ça ne change pas grand chose. On va toujours proposer des sorties mais en divisant en deux groupes : ceux qui ont le pass, et ceux qui ne l’ont pas. Mais on proposera toujours des activités au centre.

Antoine GeslinDirecteur centre social de Courteille

Une situation qui pourrait encore s’empirer d’ici deux semaines avec l’arrivée des tests payants. « C’est une période que l’on redoute car nous avons beaucoup de jeunes qui se font tester pour faire des activités. Ça peut poser problème… », concède Antoine Geslin.

 61, 6 % vaccinés

Au niveau des chiffres, le département de l’Orne est bien garni.

Sur les données du 19 septembre (celles-ci sont énoncées chaque vendredi, avec une semaine de décalage), 61, 6% des 12-17 ans ont bénéficié d’un schéma vaccinal complet. Et 70, 9% ont déjà reçu une première dose, selon l’Agence Régionale de Santé de Normandie. 

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