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ALÈS Inaugurée, la Maison de la jeunesse ouvre « le champ de tous les possibles »

De gauche à droite, Meryl Debierre, Jean Rampon, Max Roustan, Christophe Rivenq, et Catherine Daufès-Roux, à l’occasion de la coupe du ruban inaugural de la Maison de la jeunesse. (Photo Corentin Migoule)

Après des années de réflexion et des mois de travaux, la Maison de la jeunesse est enfin livrée. Inauguré ce samedi 15 janvier, sur la place du Général-Leclerc, ce nouvel espace dédié à l’information et aux loisirs des jeunes alésiens âgés de 11 à 25 ans doit leur ouvrir « le champ de tous les possibles »

Il y a trois mois, à l’occasion d’une visite de chantier, les élus alésiens annonçaient que les travaux touchaient à leur fin (relire ici). Ce samedi 15 janvier, bien que « quelques finitions » à achever mettent « en colère » Christophe Rivenq, la Maison de la jeunesse a été officiellement inaugurée après des années de réflexion et des mois de chantier. « L’idée est venue sous la très forte pression de Méryl Debierre qui a milité pour la création de cette Maison de la jeunesse », a reconnu le maire d’Alès, Max Roustan, s’adressant le premier à la petite centaine d’habitants et commerçants présente en cette fraîche fin de matinée ensoleillée.

La jeune conseillère municipale déléguée à l’Enfance et la Jeunesse lui a alors renvoyé l’ascenseur en parlant d’un « aboutissement » après « des années de travail ». « C’est un challenge issu d’une vraie volonté du maire et qui a fait l’objet d’une co-construction avec les jeunes associés dès le départ. Car ce qu’on pense parfois bien pour eux ne l’est pas forcément », a resitué Méryl Debierre.

Habitants et commerçants de la place du Général-Leclerc présents lors de l’inauguration ce samedi matin. (Photo Corentin Migoule)

« Plus de 800 jeunes ont donné leur avis lors des États généraux », a enchaîné le premier adjoint, Christophe Rivenq, soucieux d’offrir à ces derniers « toutes les chances de réussir, de se divertir, de se dépenser, et de se cultiver. » Ainsi, si la réalisation de ce carrefour d’informations conçu comme un espace d’échanges et de prise en charge des besoins et des projets des jeunes était une évidence, le choix de son emplacement ne l’était pas.

Car il y a « de moins en moins de friches commerciales en cœur de ville » d’après le président d’Alès Agglomération. Cet emplacement a finalement été trouvé, la municipalité alésienne érigeant la Maison de la jeunesse au cœur de vastes locaux abandonnés, autrefois scindés en deux, qui abritaient un laboratoire et une boucherie. Idéalement située à un jet de pierre de l’Hôtel de ville et à deux pas des rues les plus passantes de la ville, la structure dispose de deux entrées : une par le boulevard Louis-Blanc et une autre du côté de la place du Général-Leclerc.

Aussi, cette Maison de la jeunesse combine plusieurs atouts. Elle est centrale et constitue un lieu de convergence pour les lycéens de La Salle et de Jean-Baptiste-Dumas, ainsi que pour les collégiens de Taisson. « C’est ce que nous voulions : être au milieu de leur circulation et les garder dans le centre, sachant que chaque midi c’est entre 3 000 et 4 000 jeunes qui sont en ville », a précisé Christophe Rivenq. Et d’ajouter, en se retournant vers la dizaine de jeunes ayant pris place derrière lui le temps de la cérémonie inaugurale : « Vous serez abrités par la Maison de l’économie juste en face, qui un jour sera votre maison car vous serez des entrepreneurs et la boucle sera bouclée ! »

« La jeunesse c’est l’avenir »

Parce que tout projet impacte les finances des collectivités, ces dernières, malmenées par des élus toujours plus ambitieux pour embellir leur ville, ne suffisent pas toujours. C’est à ce titre que l’État intervient « parfois » et le sous-préfet de l’arrondissement d’Alès, Jean Rampon, n’a pas manqué de le rappeler : « C’est un projet onéreux que l’État a pu accompagner de manière significative en le finançant à 80% ». La ville d’Alès et l’Agglo se partageant le reste à charge (20%) de cette réhabilitation qui a coûté 386 868 euros.

Qu’importe ! « La jeunesse c’est l’avenir », et elle n’a pas de prix, le sous-préfet d’Alès citant Saint-Éxupéry : « Il ne s’agit pas de l’imaginer, mais de le rendre possible. » Et d’enfoncer : « Ici, le champ des possibles est immense ! » Après quoi la petite délégation s’est acheminée vers l’entrée de la Maison de la jeunesse pour en découvrir les composantes. À l’intérieur, elle a pu apprécier l’aspect pratique, moderne et coloré du lieu qui n’est pas sans rappeler la médiathèque Alphonse-Daudet.

À n’en pas douter, l’espace numérique où sont installés des mange-debouts avec vue sur l’extérieur saura trouver son public. Au moins autant que l’espace de convivialité et de détente en accès libre, avec distributeurs de boissons, espace cuisine, tennis de table, billard, baby-foot, télé et consoles. Largement de quoi tuer son ennui et fuir les incivilités. Car « un jeune occupé ne brûle pas les containers et ne commet pas toutes ces choses encore plus dégueulasses », a conclu Max Roustan avec son franc-parler habituel.

Corentin Migoule

Maison de la jeunesse ouverte du lundi au vendredi, de 10 heures à 18 heures (y compris pendant les vacances scolaires) et le samedi de 14 heures à 18 heures, avec la présence permanente de trois animateurs. 





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