A la une

Ancenis. Des épaves de bateaux des XVIIe et XVIIIe siècles ressurgissent dans la Loire

Les archéologues ont jusqu’en octobre, avant la remontée de la Loire. Ils ne prélèveront pas les vestiges et devront resabler une fois les fouilles terminées.
Les archéologues ont jusqu’en octobre, avant la remontée de la Loire. Ils ne prélèveront pas les vestiges et devront resabler une fois les fouilles terminées. (©echo)

« Une telle concentration d’épaves dans un espace si restreint, avec une telle qualité de conservation, on n’en retrouvera peut-être pas. » Anne Hoyau, chargé des opérations de fouilles, a du mal à contenir son excitation à l’idée d’exposer les découvertes de ses équipes.

Devant une dizaine de journalistes, trois enrochements de plusieurs dizaines de mètres se dessinent. Les épaves des bateaux font partie intégrante de ces enrochements. Ils sont chargés de roches et couchés sur le flanc. L’hypothèse des archéologues : ils auraient servi à « créer une pointe de protection de l’île Coton pour éviter que la Loire ne grignote les terres. »

Les archéologues doivent régulièrement humidifier le bois afin qu'il garde son état de conservation exceptionnel
Les archéologues doivent régulièrement humidifier le bois afin qu’il garde son état de conservation exceptionnel (©H.D.)

Les recherches menées lorsque la Loire aura repris sa place détermineront si leur hypothèse est validée ou non, car « un des enrochements n’est pas bien placé, ce qui met à mal notre hypothèse sans l’écarter totalement ».

C’est dans le cadre du programme de rééquilibrage du lit de la Loire par VNF (Voies navigables de France) que ces fouilles préventives ont été réalisées par l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives). Sur prescription de l’Etat via la Drac (Directions régionales des affaires culturelles) des Pays de Loire, ils ont relevé ces épaves qui révèleront des informations relatives à l’histoire, l’aménagement et l’exploitation du fleuve.

Les archéologues pourront déterminer les techniques et les outils employés grâce aux marques laissés sur le bois.
Les archéologues pourront déterminer les techniques et les outils employés grâce aux marques laissés sur le bois. (©H.D.)

Le bois parlera

D’environ 14 mètres (le plus grand sur site mesure 18 mètres), les bateaux sont composés
« d’une levée avant et arrière qui leur permettait de charger et décharger plus rapidement sur les berges ». En fin de vie, ces bateaux de charge à fond plat auraient donc été placés ici volontairement. Reste à faire parler le bois, trouver son essence, grâce à la xylologie. Ensuite, la dendrochronologie analysera les cernes de croissance du bois afin d’obtenir des informations sur des événements passés (provenance, âge exact, conditions de vie du bois…).

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre L’Écho d’Ancenis dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.





Source link

Quelle est votre réaction ?

Articles Similaires

1 of 13 195

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.