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Antoine Tichit (Castres) : « Citez-moi une équipe de Top 14 qui ne tape pas fort et ne joue pas vite ? »

Antoine Tichit (Castres)
Antoine Tichit s’attend à un gros combat contre Brive, une équipe « qui ressemble à celle de Castres ». (©S.G pour Actu Rugby)

Moins utilisé que par le passé, le pilier gauche de Castres, Antoine Tichit (33 ans), reste un cadre du vestiaire tarnais. Pour preuve, il était le capitaine du CO, samedi dernier, lors de la défaite à Bordeaux-Bègles (33-12). Une partie où les Bleu et Blanc n’ont existé qu’une mi-temps, avant d’être rattrapé par leur indiscipline chromique (12 fautes face à l’UBB et 43 en 3 journées, ce qui fait du CO l’équipe la plus pénalisée du Top 14). Avant la réception de Brive samedi (17h), l’ex-joueur d’Oyonnax n’élude aucun sujet.

Actu : La déception du déplacement raté à Bordeaux-Bègles a-t-elle été évacuée ?

Antoine Tichit : C’est un match qui s’est révélé infructueux, mais je pense qu’on peut se satisfaire de nos 40 premières minutes. On s’est donné les moyens d’être dans le match en étant virulent en défense et dominateur dans le jeu au sol. On a vu qu’on tenait la partie sauf qu’on a un peu lâché mentalement de la 42e à la 48e minute où l’on s’est vu infliger 6 pénalités. L’UBB a pris le score, car on a perdu le fil du match durant ces 5 ou 6 minutes, mais je trouve qu’on a montré un gros caractère durant les 40 premières minutes contre le vent. Avec plus d’application, de maîtrise et d’intentions offensives, on aurait pu faire tourner la partie en notre faveur.

Quand on enchaîne les fautes, c’est très difficile de stopper l’hémorragie.

Antoine TichitPilier de Castres

En tant que capitaine sur ce match, étiez-vous impuissant face à cette indiscipline ?

A.T : J’ai essayé de parler à l’arbitre, mais quand il y a des fautes plus grossières, c’est difficile de temporiser avec l’homme au sifflet. Quand on enchaîne les fautes, c’est très difficile de stopper l’hémorragie. Je ne saurais pas expliquer cette indiscipline. On travaille pour corriger ce secteur avec des séances et des réunions axées uniquement sur la discipline et ça va bien finir par payer.

Justement, comment avez-vous vécu votre premier capitanat avec le CO en match officiel ?

A.T : C’était cool. C’était une bonne expérience. Mes coéquipiers ont vraiment été extraordinaires, car ils m’ont laissé manœuvrer. Il n’y a pas de souci d’égo ou quoi que ce soit. Franchement, ça s’est plutôt bien passé. La semaine a été hyper positive. C’est vraiment rageant et dommage de ne pas avoir une bonne deuxième mi-temps, car on s’était donné les moyens de faire un bon match, en termes de préparation.

Pensez-vous que c’est un cercle vicieux et que les arbitres vous regardent plus dès que vous commencer à accumuler les fautes ?

A.T : Bien sûr… Plus tu en fais, plus tu en as. Plus tu as un ratio de fautes importants, plus l’arbitre suivant va venir avec un avis important. Il faut vite refermer la porte et se remettre dans la moule rapidement.

Votre prochain adversaire, Brive, est la dernière équipe de Top 14 à vous avoir battu au stade Pierre-Fabre, en décembre 2020. Quel souvenir gardez-vous de cette rencontre ?

A.T : On avait sûrement effectué les 40 meilleures premières minutes de cette saison 2020-2021. Je me souviens qu’on fait une entame de match tonitruante, sauf qu’en seconde mi-temps, nous n’étions pas sortis du vestiaire, ce qui était d’ailleurs surprenant. C’était le dernier match de notre ancien manager (Mauricio Reggiardo, NDLR) et il y a eu un bouleversement après cette défaite. Une nouvelle énergie a été insufflée. Aujourd’hui, je crois qu’on est en passe de battre le record du nombre de victoires à domicile de l’histoire du club, et même si c’est anecdotique, c’est marrant que ce soit contre Brive.

J’avais de gros soucis à l’épaule l’an passé, mais aujourd’hui, ça va mieux.

Antoine TichitPilier de Castres

Avec 22 matchs consécutifs sans défaite à domicile, visez-vous le record d’invincibilité de Clermont (77 matchs de rang entre 2010 et 2014) ?

A.T : Oula ! On en est encore loin de ce record absolu… Il reste quand même du boulot !

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Fidèle à elle-même, Brive est une équipe rugueuse. Est-ce encore plus le cas cette saison, au vu de leur dernière performance contre Montpellier ?

A.T : Oui, merci de me prévenir (rires). Bien sûr qu’on se méfie de cette équipe. On a vu à la vidéo que ça tape fort et que ça va vite, comme toutes les équipes du Top 14. Citez-moi une équipe qui ne tape pas fort et ne joue pas vite ? Tous les matchs, ça va frapper dur et on se prépare à ça. Je pense qu’on a l’équipe pour rivaliser dans ce domaine. Brive est une équipe qui nous ressemble, en axant son jeu sur la domination physique et l’intensité du match. Même si notre jeu évolue, par rapport aux individualités qu’on rentre, je pense notamment à notre triangle fidjien qui est extraordinaire, mais Brive s’appuie aussi sur de bons trois-quarts. Contre eux, à chaque fois, ce sont de gros bras de fer, donc à nous de bien préparer pour samedi. Ils ont recruté Abraham Papali’i qui a l’air adroit de ses mains et qui a la capacité de faire des offloads, comme Leone Nakarawa chez nous. On l’a bien analysé et on sait qu’il va falloir resserrer les espaces autour de lui et bien le maîtriser.

À titre personnel, vous sentez-vous plus frais cette saison que l’an passé ?

A.T : Oui… J’avais de gros soucis à l’épaule et aujourd’hui, ça va mieux ! Quand tu es mis de côté, comme la saison dernière, ça ne fait jamais du bien, mais en tout cas, je me sens mieux.

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