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ARAMON Des nouveaux métiers pour la saison 3 du CleanTech Booster

Le député Anthony Cellier, la présidente de la Cleantech Vallée Virginie Monnier-Mangue, Régis Faure d’Orano et Sylvaine Cazal d’Enedis, jeudi lors de la présentation de la saison 3 du Cleantech Booster (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Pour la troisième année, la CleanTech Vallée, à Aramon, accompagne des startups ou des PME innovante via son accélérateur de projets le CleanTech Booster. La troisième promotion a été présentée ce jeudi, neuf entreprises la composent. 

Le booster est une des composantes les plus visibles de la CleanTech vallée, impulsée sur le site de l’ancienne centrale électrique thermique d’EDF, à Aramon. Une centrale qui a fermé en 2016, alors que « beaucoup de la dynamique économique du territoire reposait sur ce site », rappelle le député Anthony Cellier. Alors les collectivités, mais aussi EDF, Enedis, la Banque populaire, BRL, Sanofi, Orano, l’UIMM, la CCI Gard, le CEA et Cyclium ont décidé de développer les industries propres, les clean techs en bon français, notamment en encourageant l’innovation « pour inventer un nouveau futur », selon les termes du député. 

L’idée est donc, avec l’accélérateur de projets, de bénéficier de l’accompagnement individuel pendant un an de tous ces partenaires. Et ça commence à porter ses fruits : « nous avons affiché le bilan de 34 emplois créés ou soutenus », note Régis Faure, d’Orano, en évoquant les saisons précédentes. Cette année, « nous avons eu beaucoup de dossiers d’entreprises qui ne sont pas du territoire, car les résultats produits et l’écosystème né des premières saisons font qu’on donne envie à des entreprises de venir se faire accélérer ici », affirme la présidente de la CleanTech Vallée Virginie Monnier-Mangue. 

Mieux, « on a des nouveaux métiers qui apparaissent », poursuit-elle, avant de citer l’hydrogène, l’eau, ou encore l’économie circulaire. « Cette saison est plus sous le signe de l’eau, alors qu’auparavant elles étaient plus sous le signe du soleil », ajoute Régis Faure. De fait on y retrouve des entreprises comme Aquapure Systems, qui propose des systèmes légers de purification des eaux, Chemdoc Water technologies, qui conçoit des techniques innovantes de recyclage et de valorisation des eaux ou encore Aquatech innovation, qui conçoit des mini-stations d’épuration autonomes et respectueuses de l’environnement. 

Hors de l’eau, citons également Isovation, qui développe un conteneur réfrigéré à l’hydrogène pour éliminer les risques de rupture de la chaîne du froid, Mobelec, qui propose des services de conseil, d’ingénierie et de formation dans le domaine des infrastructures liées au développement des nouvelles mobilités, FlexyConsign, qui fait dans la tarification incitative pour reconnaître, quantifier les déchets et les convertir en jetons pour la compensation carbone, Beoga, qui développe des solutions pour l’autoconsommation d’électricité ou encore Uvoji, qui développe des systèmes de traitement innovants et de désinfection de l’eau, de l’air et de surfaces par LED UV. 

Parmi les entreprises qui viennent de plutôt loin d’Aramon, citons UwinBike, start-up basée à Toulouse, une application qui permet notamment de justifier les trajets vélo domicile-travail et d’en quantifier les bénéfices associés. « Nous sommes un tiers de confiance pour inciter les gens à prendre le vélo pour aller travailler et donner de vrais outils de pilotage », explique Guilhem Latrubesse d’UwinBike. La startup, qui a démarré au début de l’année, compte déjà « 1 800 salariés cyclistes inscrits » et vise, avec l’accélération, une levée de fonds qui lui permettra de se développer au niveau national et européen. 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com





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