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F1

Aston Martin prêt à faire appel de la disqualification de Vettel

Après les inspections d'après-course au GP de Hongrie, la FIA n'a pu prélever que 0,3 litre de carburant dans l'Aston Martin de Sebastian Vettel alors que le Règlement Technique (article 6.6.2) impose au minimum 1 litre. Cette infraction technique a entraîné la pénalité standard dans ce cas de figure, à savoir la disqualification, ce qui a fait perdre au pilote et à son écurie les points de la deuxième place, et permis à l'ensemble des pilotes derrière lui de gagner une position au classement.

Toutefois, l'équipe a calculé qu'il restait normalement au total 1,74 litre d'essence à bord en fin de course, ce qui veut dire qu'il devrait encore en rester 1,44 après le prélèvement fait par la FIA. Or, il n'a pas été possible de l'extraire.

Vettel avait reçu l'ordre de son écurie, dans son tour d'honneur, de s'arrêter en piste car elle soupçonnait un problème de pompe. Elle croit d'ailleurs que cela pourrait expliquer que l'essence prétendument présente n'ait pas pu être récupérée. La voiture a été saisie par la FIA qui va désormais procéder à des examens dans un centre technique en France.

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En tout cas, Aston Martin a d'ores et déjà fait part de son intention de faire appel. Dans les faits, notifier son intention de faire appel donne du temps à l'écurie pour envisager la suite à donner à cette affaire avant de décider de véritablement interjeter appel ou non.

"Je peux confirmer l'intention de faire appel", a déclaré le directeur de l'équipe, Otmar Szafnauer, à Motorsport.com. "Dès que nous en saurons plus, si nous avons des arguments, nous ferons appel, et sinon, nous laisserons tomber. Mais nous avons 96 heures."

"D'après tous nos calculs, il devrait rester 1,44 litre de carburant dans la voiture après le prélèvement de 300 millilitres. Et nous devons juste montrer à la FIA que le carburant est là, et que les 300 millilitres sont suffisants pour leur échantillon de carburant. Et ce sera la base de l'appel. Donc la voiture sera consignée. On va donc trouver le carburant et le mesurer. On trouvera une solution."

Concernant la panne de la pompe, il a déclaré : "On dirait que… Je ne sais pas, on ne l'a pas encore démontée. Mais pour une raison quelconque, les pompes d'aspiration ne pouvaient pas évacuer le carburant de la voiture."

L'équipe est en mesure de calculer la quantité de carburant restante dans la voiture parce qu'elle sait quelle quantité a été introduite avant le départ et ensuite car le débitmètre de carburant de la FIA fournit un enregistrement officiel précis de ce qui a été utilisé pendant la course.

"Nous mesurons le carburant qui entre dans la voiture. Et le débitmètre de carburant que nous avons dans la voiture, qui est mandaté par la FIA, mesure la quantité de carburant utilisée. Donc la différence entre ce qui est entré et ce qui est utilisé, c'est ce qui reste. Et c'est comme ça qu'on sait qu'il reste 1,74 litres."

"Nous disposons de cela, la FIA travaille sur le débitmètre de carburant, ils ont toutes ces données, nous leur fournissons les données de la quantité de carburant que nous avons mis, ils ont la possibilité de vérifier cela à tout moment. Donc toutes ces données sont disponibles."

L'épineux problème pour l'équipe est que le règlement indique clairement qu'un litre de carburant doit être physiquement retiré de la voiture, pour pouvoir analyser l'essence et vérifier sa conformité. À cela, Szafnauer répond : "C'est une vieille règle qui remonte à l'époque où nous n'avions pas encore tous ces compteurs et toutes ces mesures."

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