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AU PALAIS 3 ans d’inéligibilité et prison avec sursis pour l’ex-maire de Clarensac

Elle a reconnu une « erreur » qui lui coûte cher. Marjorie Enjelvin, ex-maire de Clarensac, a été reconnue coupable et sanctionnée à 4 mois de prison avec sursis et à 3 ans d’inéligibilité.  

L’ancienne maire de Clarensac, Marjorie Enjelvin, a été condamnée ce lundi 23 janvier en audience de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Elle a reconnu sa faute pénale et a écopé de 4 mois de prison avec sursis, 3 ans d’inéligibilité et à payer près de 3 000 euros à la commune dont elle était maire. Son conseil maître Julien Dumas-Lairolle n’a pas répondu à nos sollicitations après l’audience.  

Elle a été reconnue coupable de prise illégale d’intérêt. En 2018, elle avait utilisé la tractopelle de la mairie pour agrandir le trou de sa piscine. « Il n’y a eu aucun enrichissement personnel… J’ai fait une bourde, une erreur », avait-elle expliqué à Objectif Gard avant son procès. 

Les faits datent de 2018. Ils ont ressurgi en 2020… en pleine campagne pour les élections municipales. Selon nos informations, un administré aurait porté plainte auprès de la gendarmerie de Calvisson. Photo à l’appui, le plaignant avait indiqué que l’élue, candidate à sa succession, avait bénéficié d’une tractopelle de la commune pour agrandir le terrassement de sa piscine. 

L’ancienne maire, aujourd’hui expatriée en Lozère, avait donné sa version il y a quelques jours dans nos colonnes : « C’est une histoire vraiment bête… En juillet 2018, le livreur de ma piscine m’a appelé, me disant qu’il fallait que j’agrandisse le trou. Mon mari était à l’hôpital, je ne savais pas comment faire. » Toujours selon ses dires, un agent l’aurait alors appelé pour lui demander l’autorisation d’emprunter la tractopelle de la mairie : « Il avait un problème de fuite d’eau. Vous savez, même si ce n’est pas légal, c’est d’usage dans les villages de laisser des employés municipaux se dépanner. »

Et entre la mairie et le domicile de l’agent municipal, « il y avait mon domicile. Alors par facilité, j’ai demandé à l’agent de venir mettre un coup de godet sur mon terrain. Je m’en veux, c’est la seule erreur que j’ai faite ! Pendant mes six ans de mandat, j’ai toujours plaidé pour l’exemplarité. » Au-delà des faits reprochés, Marjorie Enjelvin ne peut s’empêcher de voir dans cette affaire un règlement de compte politique : « À Clarensac, la politique a toujours été compliquée. Ce n’est pas pour rien que je suis partie… On a menacé de brûler ma maison et on a essayé d’intimider mon fils ! ». 

AU final, l’ex-maire a plaidé coupable et a été sanctionnée pour cette erreur. 

B.DLC avec Coralie Mollaret

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