«Aucune volonté de cacher quoi que ce soit», assure Brigitte Henriques


Romain Rouillard
, modifié à

Y’a-t-il eu une volonté d’étouffer des cas de harcèlement sexuel au sein de la Fédération Française de football ? C’est en tout cas ce qu’a affirmé le journaliste indépendant Romain Molina dans une longue enquête parue dans le média norvégien Josimar Football. Citée dans cette affaire, Brigitte Henriques, qui a occupé par le passé le poste de vice-présidente de la FFF, a évoqué ces accusations au micro d’Europe 1 Sport. « Il n’y a eu aucune volonté de cacher quoi que ce soit », a-t-elle certifié auprès de Jacques Vendroux et Lionel Rosso. 

L’actuelle présidente du CNOSF s’est justifiée en invoquant l’ensemble des dispositions prises par la Fédération concernant ces questions. Elle est notamment revenue sur l’affaire Angélique Roujas, cette entraîneuse coupable d’avoir eu des relations sexuelles avec des joueuses mineures. « La Fédération a prononcé un licenciement à l’encontre de l’entraîneuse incriminée. Donc ça montre bien qu’il n’y avait aucune volonté, et encore moins de ma part, d’enterrer quoi que ce soit ». 

L’ancienne internationale française développe en parlant même d’une position « avant-gardiste » de la FFF sur ce fléau. « C’est la Fédération française de football, avec la ligue des Pays de la Loire qui a mis en place le croisement des fichiers pour que, lorsqu’un entraîneur obtient une licence professionnelle, on puisse savoir quel était son casier judiciaire. Et aujourd’hui ça s’est généralisé ». 

« C’est ma priorité de pouvoir enrayer ce fléau » 

Brigitte Henriques s’est ensuite dédouanée de toute responsabilité. « Au moment où les faits se sont déroulés, je n’étais pas présente à Clairefontaine », a-t-elle assuré avant d’égrener son bilan personnel en matière de lutte contre les violences sexuelles. « Quand j’étais enseignante, j’ai moi même saisi le procureur de la République avec le chef d’établissement, lorsque j’ai eu un doute et que j’ai voulu protéger une victime ». 

Et de poursuivre en évoquant son action en la matière depuis sa prise de fonction en tant que présidente du CNOSF. « Quand je suis arrivé, j’ai nommé une ambassadrice exceptionnelle en la personne de Catherine Moyon de Baecque qui est l’une des premières victimes à avoir gagné son procès. Et depuis, elle fait toute la France et elle est demandée partout pour aller porter la parole », indique Brigitte Henriques. 

L’ancienne footballeuse professionnelle dresse ensuite la liste des dispositifs : « On a un référent violences sexuelles par fédération, on les accompagne et on les forme. On va également mettre en place une cellule de respiration pour les victimes pour les faire venir et qu’elles échangent entre elles et qu’elles puissent se soutenir ». Et de conclure en réaffirmant son engagement. « C’est ma priorité de pouvoir lutter contre ce fléau. On doit l’enrayer et pas que dans le sport mais aussi dans la société en général ». 



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