Faits divers

« Autoritaire, ça ne veut pas dire violent »: jugé à Toulon, un tyran familial incarcéré

Un sexagénaire a été condamné à Toulon notamment pour avoir exercé des violences psychologiques sur deux enfants, dont sa fille âgée de 4 ans. L’autre victime est le fils de son épouse, issu d’une précédente union, un garçon âgé de 12 ans.

Christophe G. était aussi soupçonné d’avoir levé la main sur la fillette. « Ma petite sœur, il la frappe tout le temps« , a affirmé le pré-adolescent.

Lui aussi a vécu un calvaire. « Mon beau-père n’arrête pas de me rabaisser, il me fait peur… » Le collégien n’était autorisé à sortir de sa chambre qu’à l’heure des repas.

Un enfant « triste et en colère »

Et l’enfant de décrire les surnoms dont il été accablé: « tarlouze », « bon à rien », « couille de moule »… Une psychologue a dépeint un garçon « vif et intelligent » qui est devenu « triste et en colère ».

« C’était pour rigoler, il ne savait même pas se servir d’un couteau tout seul », s’est défendu le prévenu qui a comparu devant le tribunal correctionnel ces derniers jours.

Et la petite fille surnommée « pisseuse »? C’était « affectueux ». Le Hyérois n’a pas reconnu l’avoir également traitée de « pute » et de « conasse ».

Une fillette terrorisée

Il a aussi démenti l’avoir frappée hormis des « petites tapes ». « Je suis un gueulard, ça s’arrête là. Elle n’a jamais eu de bleus. »

Pour autant, il suffisait d’un geste pour que « la fillette esquive et se couche par terre », a fustigé le procureur. L’enfant prenait également ses repas sanglée à une chaise. « Elle se levait tout le temps, c’était pour sa sécurité. »

Selon la procédure, elle n’avait ni le droit de parler, ni le droit de jouer avec son demi-frère. Une « petite tape » un peu plus forte que les autres a poussé la mère des enfants à déposer plainte.

Retrait de l’autorité parentale

« Autoritaire, ça ne veut pas dire violent », a expliqué le mis en cause qui aurait lui-même été victime de coups de ceinture lorsqu’il était enfant. « J’ai été élevé à la dure. »

Accablé par son casier judiciaire – des violences intrafamiliales dans son précédent foyer, des coups mortels à la sortie d’un bar, etc. –, Christophe G. a été condamné à une peine de deux ans de prison, pour moitié assortie d’un sursis probatoire (obligation de soins, pas de contact avec les victimes).

Le tribunal a également ordonné le retrait de l’autorité parentale et un placement en détention immédiat.



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