Faits divers

#Balancetonbar: Anjima raconte son agression dans une salle de concert

« Quand on est arrivé au Supersonic vers minuit, on a commandé des pintes au bar », se rappelle la jeune femme.

Dans les enceintes résonnent des airs des années 70. Vingt minutes après les premières gorgées de bière, Anjima se sent étourdie, confuse. Ses amis le lui ont décrit plus tard: « apparemment je ne tenais pas droite, j’avais des réactions étranges ».

« J’avais très peu bu, juste une bière, je n’étais pas sous une autre substance et je connais mes limites », assure l’étudiante en marketing. Tout ce qui s’est passé après est lié à la consommation de sa bière, assure-t-elle, au GHB que quelqu’un y a ajouté.

Elle n’en a pas la preuve, faute d’analyse toxicologique rapide: la présence du GHB est indécelable dans le sang quelques heures seulement après son absorption.

A l’intérieur de la salle de concert, la fête bat son plein et les esprits s’échauffent. Vers 4h00 du matin, une bagarre éclate. La scène qu’Anjima raconte lui a été décrite par ses amis: « je discutais avec un inconnu. Olivio*, un de mes proches, lui a sauté dessus. Il lui a donné un coup de poing si fort que le gars est tombé ».

Le groupe est évacué par les vigiles. La soirée se finit prématurément, la jeune femme se retrouve à la porte du Supersonic sans téléphone ni veste.

« A la base, je devais dormir chez une amie », raconte Anjima d’une voix chevrotante. « Le premier souvenir que j’ai, c’est d’être dans un taxi avec Olivio* pour rentrer chez moi. Ce n’était pas du tout le plan prévu, mais je ne me rendais compte de rien ».

« Profiter de la situation » 

Arrivés à destination, le couple monte dans l’appartement. « Je me souviens d’être rentrée chez moi et d’avoir eu un rapport sexuel avec Olivio », dit Anjima. « Je le connais depuis quelque temps, il a déjà voulu sortir avec moi mais je lui ai toujours dit que je ne voulais pas de relation avec lui, ni coucher avec lui ».

Le lendemain matin au réveil, Anjima prend conscience de la présence d’Olivio dans son lit. L’homme lui apprend qu’ils ont eu une relation sexuelle au Supersonic, puis une seconde à son domicile.

« Il m’a dit que je lui avais fait une fellation dans les toilettes du bar ». Sur le coup, elle reproche à son ami d’avoir « profité de la situation ». Aujourd’hui, la jeune femme dit réfléchir à porter plainte pour viols. « Mais ce n’est pas facile, je lui faisais confiance, on était ami ».

Anjima s’estime aujourd’hui « menacée et harcelée » par cet individu.

« Depuis la soirée, il m’a envoyé plein de messages, une lettre à mon domicile, un mail à mon travail. Il a même insisté auprès de mon patron pour que l’on travaille ensemble à une exposition ».

Olivio lui a également fait savoir qu’il était prêt à déposer une main courante pour dénonciation si elle parlait, affirme-t-elle. « Cette histoire a bouleversé beaucoup de choses dans ma vie, il y a énormément de conséquences suite à ça, suite au GHB, suite aux viols… »

Une semaine après les faits, Anjima dit avoir été contactée par une autre femme agressée lors d’une soirée au Supersonic, qui soupçonne elle aussi d’avoir été droguée au GHB.

La responsable de la communication de l’établissement assure prendre ces témoignages très au sérieux. « On met tout en place pour qu’il n’y ait plus du tout d’agression au sein de l’établissement », dit-elle à l’AFP.



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