En bref

Bientôt un ordinateur made in France chez Bleujour

C’est un challenge qui témoigne d’un certain savoir-faire. La marque d’ordinateurs Bleujour s’apprête à commercialiser un PC qui sera assemblé et construit sur le territoire français.

Si certains secteurs, comme l’aviation ou l’armement, emploient déjà des matériels électroniques et informatiques made in France, c’est une petite révolution en soi pour des ordinateurs grand public. La marque annonce ainsi être en mesure de fabriquer sa propre carte mère d’ici à la fin de l’année, tandis que le châssis et les pièces nécessaires à la construction de l’ordinateur sont déjà produits sur notre territoire. Bleujour fera le déplacement au Gitex Future Stars, un salon high-tech à Dubaï, du 17 au 21 octobre prochain, pour dévoiler ses plans.

«Pouvoir le produire en France est une grosse prouesse», explique à CNEWS Jean-Christophe Agobert, l’un des cofondateurs de cette société toulousaine. Et de poursuivre : «Intel a lancé il y a trois ans une technologie qui nous a permis de travailler sur notre propre carte mère. Nous avons donc planché dessus bien avant le Covid. Nous souhaitons lancer un premier produit d’ici à décembre qui sera basé sur notre ordinateur Kubb (ndr : commercialisé depuis 2014).  Nous avons réuni des partenaires équipés de machines pour faire les PCB. Le tout a été développé en grande partie avec le support d’Intel aux Etats-Unis, qui fourni le CPU (le processeur principal). Toutefois, beaucoup de composants ne se trouvent plus en Europe». Des matériaux aujourd’hui trustés par l’Asie et les Etats-Unis, et qu’il serait difficile de refabriquer en France à des tarifs compétitifs. 

dsc_4756_61558373ccfb9.jpeg

Actuellement, la marque tricolore vise la production d’ordinateurs essentiellement à usage bureautique, notamment auprès des entreprises, avec un modèle peu encombrant et au design coloré en forme de cube (photo ci-dessus).

Parallèlement, Bleujour a lancé un ordinateur plus puissant, le RIGD, à destination des métiers créatifs et des designers. «Ce modèle héritera lui aussi de nos nouvelles cartes mères, dans le courant de l’année prochaine», annonce Jean-Christophe Agobert. Surtout, la marque n’entend pas se positionner avec des prix trop élevés par rapport à la concurrence. «Nous ne sommes pas plus cher qu’une marque asiatique, même si on a des gammes hautes coutures à plus de 5.000 à 6.000 euros», précise-t-il.

A l’heure actuelle, si Bleujour mise sur le made in France, la marque réalise un chiffre d’affaire annuel de 12 millions d’euros et a su se trouver une place à l’étranger. «Nous exportons 75 % de nos ordinateurs, principalement en Allemagne, sur le bénélux et même au Japon, où nous sommes partenaires de Sony», conclut Jean-Christophe Agobert.



Source link

Quelle est votre réaction ?

Articles Similaires

1 of 11 090

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.