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Carnaval de Nice. Gilbert construit les tribunes et travaille 10 heures par jour

Gilbert Zappia gère toute la partie technique du Carnaval de Nice. Un passionné qui a toujours le sens des règles de sécurité.
Gilbert Zappia est le grand chef de la technique du Carnaval de Nice. Un passionné qui a toujours le sens des règles de sécurité. (©MR / Actu Nice)

Gilbert ne cesse de le répéter : « Tout doit être fait dans les règles de l’art ». Sur la place Masséna, en plein centre de Nice (Alpes-Maritimes), le chantier a débuté depuis plusieurs jours.

Il faut aller vite car le timing est serré : deux semaines pour monter les tribunes qui accueilleront près de 5000 spectateurs lors de la 150e édition du Carnaval de Nice. Une organisation titanesque, qui regroupe près d’une centaine de techniciens.

Le patron de la technique, Gilbert Zappia, nous a ouvert les portes de l’installation de ce mythique événement dont le top départ sera donné le 10 février prochain pour deux semaines de festivités.

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« Je suis constructeur de rêve »

« On a démonté le marché de Noël pour attaquer le montage du Carnaval. On en est à la moitié du chantier », commence Gilbert. Depuis plus de 15 ans, ce professionnel gère toute la partie logistique de gros événements pour la Métropole Nice Côte d’Azur. Il a récupéré l’organisation du Carnaval de Nice il y a deux ans, lorsque la ville l’a repris en gestion directe – elle était auparavant gérée par l’Office du tourisme. 

Son métier ? « Je suis constructeur de rêve », s’amuse-t-il. Gilbert poursuit : « On crée un rêve. On arrive à un endroit il n’y a rien puis en deux semaines, on monte les structures, le spectacle se fait et 5 jours après, on défait tout. On laisse la place comme on l’a trouvée. C’est éphémère, c’est ça qui est beau ». 

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Le montage des tribunes ? « Un puzzle »

Et c’est tout une coordination. Cet ancien pompier aime comparer le montage à « un puzzle ». Heure après heure, une pièce après l’autre. « C’est un métier prenant », renchérit-il. « On nous appelle ‘les hommes en noir’. Les techniciens se cachent, c’est notre rôle ». C’est d’ailleurs ce qui l’anime : « Les coulisses, c’est le mieux ! »

Gilbert ne perdra pourtant pas une miette de chaque représentation : « De voir les gens sourire, s’égayer, applaudir les spectacles et les artistes, on a fait partie du rêve ». L’ultime récompense pour les 10 heures passées chaque jour sur cette place centrale de la ville.

Avec son polaire jaune fluo et muni de son talkie-walkie qu’il tient dans son dos en permanence, on ne peut pas vraiment le louper. Ici, c’est lui qui donne les ordres, mais toujours « dans la bonne humeur ».

Petit à petit, les tribunes du Carnaval de Nice pointent le bout de leur nez sur la place Masséna.
Petit à petit, les quatre tribunes du Carnaval de Nice pointent le bout de leur nez sur la place Masséna. (©MR / Actu Nice)

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60 ans… et 100 vies

« C’est un vrai passionné, décrit Stéphanie Bouancheaux, coordinatrice générale du Carnaval de Nice et collaboratrice. Il arrive à un âge où il a envie de transmettre, il est dans l’apprentissage et c’est très intéressant d’être à ses côtés parce qu’il connaît tout et tous les jours j’apprends quelque chose avec lui. »

Il faut dire qu’à 60 ans, le chef de la technique a vécu plusieurs vies. « J’ai commencé très jeune dans la restauration, j’ai été pompier pendant 20 ans puis j’ai été dans la police municipale, ensuite chauffeur de bus… » Bref, « une vie bien remplie », mais toujours à Nice. « J’ai eu la chance et le privilège de ne jamais quitter ma ville natale ». 

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« C’est une vraie fourmilière »

C’est aussi son vécu qui fait son expertise. Et il en faut quand on sait ce que cette installation implique : « Il y a les monteurs des tribunes, les monteurs des structures, les monteurs des tentes, le personnel qui a fourni les bungalows [pour les secours et la technique, ndlr], les personnes qui amènent les toilettes, les électriciens. C’est une vraie fourmilière ». 

Lors de chaque début et fin de corso, l’entièreté des tribunes est contrôlé par Gilbert et ses équipes. Car pour ce professionnel, « c’est la sécurité avant tout ». A partir du 26 février, il faudra ensuite s’attaquer à la désinstallation. Pas une mince affaire non plus. « C’est aussi précis que le montage, en termes de technicité ». 

Et une organisation presque… militaire

Monsieur technique est obsédé par la propreté du chantier. Une méthode presque militaire :  » Si la tribune n’est pas en sécurité, est-ce que je pourrais dire à mes enfants d’y monter ? Non, lance-t-il alors qu’il est grand-père quatre fois déjà. Est-ce que je laisserais ma maison sale ? Non plus ! Si vous agissez en bon parent, vous ne pouvez pas faire d’erreur ».

Toujours, « dans les règles de l’art ».

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