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CARNET DE ROUTE. Le Marathon des sables se poursuit dans les dunes de Mergouza pour Lettres du Désert

Lilou Anne Labatut et Gwenaëlle Michaux, les filles de l’équipe Lettres du Désert traversant le village de Tisserdimine.
Lilou Anne Labatut et Gwenaëlle Michaux, les filles de l’équipe Lettres du Désert traversant le village de Tisserdimine. (©Audrey Setbon – Lettres du désert)

Lundi 4 octobre 2021, les coureurs du Marathon des sables ont parcouru la deuxième étape de cette course en autosuffisance alimentaire dans les dunes du Sahara au Maroc.

Composée de Lilou Anne LabatutGwenaëlle MichauxTimothée DesreumauxJean-Michel Tavernier et Abdelhadi Elmoustahli, l’équipe de l’association Lettres du désert, basée à Drémil-Lafage, court pour apporter l’eau dans plusieurs écoles du sud du Maroc. Présente sur place, Audrey Setbon, la présidente de l’association nous livre le troisième épisode de son carnet de route.

A l’épreuve des dunes de Mergouza

Deuxième jour de course. 5 h 30, le soleil se lève. Le vent a soufflé fort cette nuit encore.
Les courbatures de la veille se font ressentir. Les affaires se rangent, les grandes tentes berbères se plient tandis que les concurrents préparent leur petit déjeuner. Il faut déplacer le campement rapidement. Quand les premiers coureurs arriveront à l’étape suivante après un peu plus de trois heures de course, ils trouveront le camp installé à l’identique.

Les 450 hommes et les femmes de l’organisation ont toujours le sourire. Ils insufflent l’énergie positive de cette course. Les « hommes bleus » sont là pour encourager, aider, supporter, rebooster les participants. Ils ont toujours un mot gentil aux points de contrôle. Les coureurs les adorent. Le Marathon des sables est une grande famille.

Le matin, le grand maître du Kung Fu, Sun Fa est là. Au lever et au coucher du soleil, il propose des séances de Tai-Chi-Chuan aux concurrents, mais également à toutes les personnes qui travaillent sur la course. Gwenaëlle et Tim, deux des coureurs de l’équipe Lettres du Désert aiment s’y emplir d’énergie. Ils viennent se détendre avant d’affronter l’étape qu’ils redoutent.

Gwenaëlle Michaux et maître Sun Fa au lever du jour.
Gwenaëlle Michaux et maître Sun Fa au lever du jour. (©Audrey Setbon – Lettres du désert)

Peu après le départ, l’équipe qui œuvre pour la scolarisation des enfants du désert, a le bonheur de croiser des dizaines de têtes brunes qui les attendent, les encouragent et courent à leur côtés. Après avoir longé les palmiers, les coureurs s’élancent dans l’Erg Chebbi, autrement appelé dunes de Merzouga. Ils ont tout donné pour grimper ces montagnes de sables de 100 mètres. Imaginez-vous grimper un immeuble de sables de 30 étages ? Et bien voilà l’exploit qu’ont accompli les coureurs aujourd’hui.

Abedlhadi Elmostahli dans le top 10 au classement

L’entrée dans les dunes est balisée, mais pas la sortie. Ce bac à sable géant est le terrain de jeu des Marocains. Ils prennent un grand plaisir à « jouer » avec les concurrents français qui les suivent de près en les promenant pour les fatiguer.

Aujourd’hui c’est le cadet des frères Elmorabity qui remporte l’étape. Abedlhadi Elmostahli, secrétaire de l’association Lettres du Désert rentre aujourd’hui dans le top 10 du classement provisoire tandis qu’Aziza Raji qui œuvre pour l’association dremiloise dans son pays reste en tête du classement. Après la course ils se rendront tous les deux à l’école de Faija, accompagné de la présidente, pour témoigner de leur expérience et organiser une course avec les enfants.

Le Marathon des sables endeuillé

Pour la troisième fois depuis la création du Marathon des sables, l’épreuve a été endeuillée par le décès d’un participant français âgé d’un peu moins de 50 ans. Dans un communiqué diffusé dans la soirée, l’organisation précise que ce dernier a été victime d’un malaise au cœur des dunes de Mergouza : « Il avait rempli toutes les exigences médicales préalables à la course et avait franchi la première étape avec succès, sans avoir recours au service médical. Après son malaise, il a été immédiatement secouru par deux autres concurrents médecins, qui ont déclenché le bouton SOS de sa balise et entamé le protocole de massage cardiaque. Le directeur médical de l’épreuve est arrivé sur les lieux dans les minutes suivantes en hélicoptère et a pris la succession des participants. Après quarante-cinq minutes de réanimation, l’équipe médicale a constaté le décès ». Patrick Bauer, le directeur de course, a annoncé la nouvelle aux participants dans la soirée au cœur du bivouac. « Staff et concurrents sont extrêmement affectés. Patrick Bauer et toute la famille du Marathon des sables expriment leurs sincères condoléances à ses proches. Une cellule psychologique va être mise en place pour soutenir les personnes en exprimant le besoin. Pour respecter toutes les personnes qui se sont investies dans cette aventure, le staff a décidé de poursuivre la course. Une minute de silence sera observée avant le départ de la troisième étape. Poursuivre l’aventure sera également l’occasion de rendre hommage à ce frères des sables », explique le communiqué de l’organisation.

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