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CARNET DE ROUTE. Les coureurs de Lettres du désert face aux premières dunes du Marathon des sables

Les premières dunettes du Marathon des sables.
Les premières dunettes du Marathon des sables. (©Lettres du désert)

Le départ de la première étape de la 35e édition du Marathon des Sables a été donné dimanche 3 octobre 2021 dans le Sahara marocain. Les participants devront parcourir en l’espace de sept jours près de 250 kilomètres en autosuffisance alimentaire dans le désert.

Tout au long de cette aventure, nous suivons l’équipe de l’association Lettres du désert, basée à Drémil-Lafage, qui court pour apporter l’eau dans plusieurs écoles du sud du Maroc. Composée de Lilou Anne Labatut, Gwenaëlle Michaux, Timothée Desreumaux, Jean-Michel Tavernier et Abdelhadi Elmoustahli, celle-ci est accompagnée d’Audrey Setbon, la présidente de l’association qui nous livre le deuxième épisode de son carnet de route.

Une étape mystère dans le road book

32,2 km. C’est la distance de la première étape du Marathon des sables. C’est le 35e anniversaire et il nous promet de nombreuses surprises. La première se trouvait dans le road book. Les coureurs ont découvert une étape mystère. Celle qui devrait être l’étape longue est inconnue. Elle ne sera découverte que la veille au soir.

Les paris restent ouverts sur la distance. Certains l’imaginent à 77km, le 7 étant le chiffre fétiche de Patrick Bauer, le directeur de course. D’autres l’imaginent à 100 km : un chiffre rond pour une date anniversaire.

Une chaleur étouffante

Après une nuit un peu tourmentée par le vent, les coureurs ont été confrontés à un Marathon des sables très chaud. Les marocains du sud, vainqueurs de l’étape et habitués de la région, n’ont qu’un mot à la bouche quand ils résument l’étape : « la chaleur ». La température approche les 40°. Ce n’est pas usuel à cette époque de l’année. Les acacias sèchent, la terre craque, le vent souffle…

Le sud du Maroc souffre d’une sècheresse croissante depuis de nombreuses années. Les coureurs de l’équipe Lettres du Désert ont choisi de lutter, à leur échelle, contre la sècheresse. Ils courent pour que l’Association puisse forer des puits et offrir l’eau à quatre écoles et 500 villageois de la région de Zagora. C’est à plus de 120 mètres que se trouve actuellement le précieux liquide. Aujourd’hui, les puits de deux des villages avec lesquels travaille l’association sont à sec.

Gwenaëlle Michaux à l'heure des derniers préparatifs avant le départ.
Gwenaëlle Michaux à l’heure des derniers préparatifs avant le départ. (©Lettres du désert)

L’eau… c’est bien elle qui est au cœur du MDS. En ce premier jour, les concurrents ont reçu 10,5 litres. Malheureusement les conditions climatiques exceptionnelles ont été responsables de nombreuses déshydratations. L’organisation a donc décidé d’augmenter la quantité d’eau par coureur dès demain.

Comment les coureurs ont vécu cette première étape ?

Dans la team drémiloise, Abdelhadi Elmoustahli finit à la 14e place de l’étape. Gwenaëlle Michaux, qui prenait le départ de la course pour la première fois, a souffert du poids de son sac. La gestion de la course a été difficile pour Timothée Desreumaux qui est parti très vite malgré ses deux précédentes participations. Lilou Anne Labatut a trotté dans les dunes, bien moins rudes que ses montagnes mais beaucoup plus chaudes. Jean-Michel Tavernier arrive avec le sourire, comme toujours !

Le Marathon des Sables n’est pas un simple trail. C’est avant une course dans laquelle de nombreuses personnes s’engagent pour une cause. C’est une course qui met les corps à l’épreuve, mais réchauffe les cœurs…

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