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Sports

CARNET DE ROUTE. Lettres du désert sur le podium du Marathon des sables au classement par équipes

L'équipe de l'association Lettres du désert et leur présidente Audrey Setbon avec le trophée de deuxième place par équipe.
L’équipe de l’association Lettres du désert et sa présidente Audrey Setbon avec le trophée synonyme de deuxième place par équipe. (©Lettres du désert)

La 35e édition du Marathon des sables, une course en autosuffisance alimentaire en six étapes de près de 250 kilomètres dans les dunes du Sahara marocain, vient de s’achever après s’être déroulée sous une chaleur extrême qui aura poussé à l’abandon la moitié des près de 700 concurrents qui étaient présents sur la ligne de départ.

Durant l’épreuve, nous avons suivi au quotidien l’équipe de l’association Lettres du désert, basée à Drémil-Lafage, qui courait pour apporter l’eau dans plusieurs écoles du sud du Maroc et a réussi l’exploit de décrocher la deuxième place au classement par équipes. Voici le dernier épisode du carnet de route de sa présidente, Audrey Setbon.

L’union a fait la force pour sortir de l’enfer du désert

Le Marathon des Sables s’achève. Ce 35e anniversaire restera gravé dans les esprits comme l’une des éditions les plus difficiles que les coureurs aient eu à vivre. Les 50 % d’abandon en témoignent. Du jamais vu sur ce raid. En cause, certainement la chaleur extrême. Près de 60° dans les dunes le premier jour. C’est bien le changement climatique et non le changement de date qui est en cause. Les Marocains n’ont jamais ces températures en octobre dans la région.

Les Doc’trotters ont été magistraux ainsi que l’ensemble des bénévoles et l’organisation. Le Marathon des Sables est une grande famille. J’ai eu la chance de vivre cette course de l’intérieur pendant 10 jours et elle ne ressemble en rien aux autres trails. Il règne un esprit de solidarité unique. Les coureurs s’entraident dans la douleur, dans les repas, dans les soins… Un Marocain attend un Italien plus de 15 minutes sur un CP pour ne pas le laisser terminer l’étape longue seul dans la douleur, quand une Française s’effondre dans les bras d’une Japonaise. Les bénévoles sont présents tout au long de la course pour soutenir les coureurs. L’humain est l’âme du MDS.

Timothée Desreumaux, Gwenaëlle Michaux, Lilou Anne Labatut de l’équipe Lettres du Désert et leur présidente Audrey Setbon à l’arrivée de la dernière étape.
Timothée Desreumaux, Gwenaëlle Michaux, Lilou Anne Labatut de l’équipe Lettres du Désert et leur présidente Audrey Setbon à l’arrivée de la dernière étape. (©Javier Baron)

Coté podium, c’est l’admirable Rachid El Morabity qui monte sur la plus haute marche, suivi par son frère Mohamed. Le français Meril Robert complète le podium. Rachid remporte ainsi sa huitième victoire, se rapprochant du record de son modèle et ami Lahcen Ahansal. Chez les femmes, Aziza Raji, la grande championne marocaine, titrée trois fois dans les précédents MDS remporte la victoire suivie par la japonaise Tomomi Bitoh et la française Aïcha Omrani.

Les frères El Morabity et leur co-équipier El Mouaziz Abdelkader raflent le podium par équipe. C’est l’équipe de l’association drémiloise Lettres du Désert qui arrive deuxième, menée par Abdelhadi Elmoustahli sponsorisé par Soplami, qui termine à la huitième place au général, Lilou Anne Labatut, 15e femme du général, emmène avec elle Gwenaëlle Michaux et Timothée Desreumax sur la ligne d’arrivée. Jean Michel Tavernier, victime de son diabète, avait dû abandonner lors de la troisième étape. Tous ont été exceptionnels de courage.

Abdelhadi Elmoustahli de l’équipe Lettres du Désert, s’envolant sur la dernière étape s’envolant pour la 8ème place en individuel.
Abdelhadi Elmoustahli, membre de l’équipe Lettres du Désert et secrétaire de l’association drémiloise, s’envolant sur la dernière étape pour décrocher la huitième place au classement individuel. (©Audrey Setbon – Lettres du désert)

Ces cinq coureurs venaient pour faire connaitre l’association et collecter des fonds afin de forer quatre puits dans les écoles de la région de Faija. Ils repartent avec un trophée et une prime qu’ils ont choisi de reverser en totalité à l’association. C’était la première fois qu’ils couraient en équipe et c’est cette union qui leur a permis de sortir de cet enfer.

L'union a fait la force pour les coureurs de l'association de Drémil-Lafage.
L’union a fait la force pour les coureurs de l’association de Drémil-Lafage. (©Javier Baron)

Une expérience extraordinaire qu’aucun d’eux n’oubliera. Un immense bravo à l’équipe de Lettres du désert que vous pouvez retrouver sur Internet et les réseaux sociaux.

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