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Cotentin : la drogue du violeur circulerait, plusieurs personnes auraient été agressées

Deux étudiantes nantaises ont pour projet de créer et commercialiser un
Drogue peu couteuse, le GHB circulerait très activement à Cherbourg. (©Illustration / Adobe Stock)

Depuis quelques semaines, dans le Cotentin, plusieurs personnes se seraient fait droguer à leur insu alors qu’ils passaient un moment dans une boîte de nuit.

Des faits graves qui se répéteraient depuis plusieurs semaines et ne seraient pas anecdotiques. Sans confirmer, la police ne dément pas le phénomène. Elle n’a pour autant enregistré aucune plainte. 

« Les pompiers nous ont signalé des malaises et problèmes divers. Mais nous n’avons eu aucun signalement. Nous appelons cependant à la vigilance, notamment à surveiller constamment son verre. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à venir au commissariat porter plainte »

Commissariat de Cherbourg

Viols et vols

De son côté, Damien Daylies, infirmier de l’institut universitaire de Cherbourg veut alerter.

« Nous avons eu plusieurs étudiants, ces dernières semaines, qui ont été intoxiqués au GHB. C’est cette drogue du violeur, qui n’a ni goût, ni odeur et qui permet de disposer de la personne sans qu’elle ne se souvienne de rien »

Damien DayliesInfirmier de l’institut universitaire de Cherbourg

La drogue serait alors insidieusement mise dans le verre des victimes qui ne pourraient donc pas s’en apercevoir. Les conséquences sont graves. Les femmes peuvent, sous l’emprise de la drogue, être contrainte à avoir un rapport sexuel, donc être violée, alors que les hommes se retrouvent, semble-t-il, dépouillés de leurs affaires. Mélangé à l’alcool, le GHB peut aussi conduire au coma et même à la mort. Une des victimes aurait ainsi frôlé la mort.

La difficulté de porter plainte

Autre caractéristique de cette drogue, la personne ayant ingurgité du GHB n’aura, à son réveil, plus aucun souvenir de sa soirée. Un frein pour les victimes de porter plainte. D’autant que la drogue disparait très vite de l’organisme. Il semble alors impossible de la détecter et impossible de prouver son ingurgitation.

« Beaucoup culpabilisent, pensent qu’elles ont simplement trop bu et ne pensent pas de prime abord, avoir été drogué, détaille encore l’infirmier. Mais elles ne sont responsables de rien, et le viol est par exemple, indéniable. C’est de la soumission chimique. »

Daien DayliesInfirmier de l’institut universitaire de Cherbourg

Pour prévenir ce phénomène, l’IUT a décidé d’improviser une journée de prévention. Lundi 4 octobre de 13 à 16 heures, le service d’infirmerie se tiendra à disposition des étudiants pour alerter, prévenir du risque, inculquer les gestes de méfiance et être à l’écoute des potentielles victimes. C’est aussi pour inciter à porter plainte.

Le monde de la nuit mobilisé

Le monde de la nuit est, quant à lui, mobilisé, même s’il n’a pas eu de preuve que ce genre de fait se soit vraiment déroulé. Au Hop Club par exemple, le gérant, Maxime Villaut, travaille notamment sur un projet de verre qui changerait de couleur en cas de substance douteuse dans le verre. Les barmen ont aussi été sensibilisés pour avoir l’œil. Il appelle cependant à prendre les faits avec pincette. 

« Nous sommes très attentifs à ce genre de faits, nous entendons quelques histoires, mais certains faits troublants fleurissent ces histoires. Il n’y a aucune plainte, aucune preuve, c’est pour le moment des « on-dit ». 

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