Home En bref Cour d’assises du Lot. Âgé de 25 ans, il est accusé du viol d’une dame de 83 ans
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Cour d’assises du Lot. Âgé de 25 ans, il est accusé du viol d’une dame de 83 ans

La cour, dans la salle des assises du palais de justice de Cahors
La cour, dans la salle des assises du palais de justice de Cahors (©JCB )

Âgé de 25 ans au moment des faits (aujourd’hui 28 ans), Maxime Mafioly est accusé d’avoir sauvagement violenté puis violé dans sa maison en centre-ville de Figeac, Mme Antoinette Latrémolière, âgée de 83 ans. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité

Les faits reprochés à Maxime Mafioly, dont il ne reconnaît qu’une partie, se sont déroulés à Figeac, le jeudi 17 septembre 2020, en pleine nuit, vers 2 h. Selon les éléments rapportés à l’audience présidée par Mme Nelly Emin, l’accusé se serait introduit au domicile de Mme Latrémolière en escaladant le mur de la maison afin d’atteindre le balcon du premier étage. Une trace ADN de Maxime Mafioly a été retrouvée sur la poignée extérieure de la porte de la porte-fenêtre, qui n’était pas fermée à clef. L’intrus aurait alors gagné le 2e étage où dormait Mme Latrémolière.

Sur le coup, elle croit que le plafond de sa chambre s’effondre

Réveillée en sursaut, pensant que le plafond de sa chambre lui tombait dessus, la victime s’est vite rendue à l’évidence. Des coups pleuvaient sur elle qui lui étaient infligés par un homme cagoulé. Cruellement tabassée sur son lit, elle parvient à se lever mais tombe aussitôt sur le plancher. Mme Latrémolière crie autant qu’elle peut, demandant à son agresseur ce qu’il lui veut, l’implorant de cesser de la frapper. Celui-ci la somme de se taire et d’exécuter ses ordres. « Ferme ta gueule ! » lui ordonnera à plusieurs reprises l’homme à la cagoule. Il lui commande de se remettre sur le lit et d’écarter ses jambes et ses bras. Mme Latrémolière terrorisée par ce qui lui arrive, s’exécute, estimant selon ses dires aux enquêteurs « que dans le cas contraire, elle s’exposait à des souffrances accrues ». L’homme cherche alors à la violer, sans y parvenir dans un premier temps. Il impose alors à Mme Latrémolière de s’allonger par terre, lui passant l’oreiller ensanglanté sous la tête. « C’est peut-être le seul geste d’humanité qu’il m’a accordé », dira-t-elle aux enquêteurs. Et l’individu qu’elle ne parvient toujours pas à identifier reprend ses affaires jusqu’à obtenir satisfaction. La victime se plaindra d’une scène extrêmement longue… À présent, Mme Latrémolière se voit extorquer sa carte bancaire en étant priée de divulguer le code sous peine d’un retour le lendemain avec menace de mort pour elle-même et sa famille. Dans un premier temps, elle donne un faux numéro, mais un peu plus tard se ravise et communique le bon numéro, de crainte que son agresseur réitère ses violences et mette ses menaces à exécution.

Ligotée et bâillonnée

Puis Mme Latrémolière elle est ligotée à l’aide de ruban adhésif aux pieds et aux mains. Elle sera également bâillonnée au niveau de la bouche et du nez. Manquant s’étouffer, son agresseur opère quelques trous au niveau de la bouche et du nez. Puis, avant de partir, il lui recommande de ne pas bouger et surtout de ne pas appeler les gendarmes.

L’agresseur descend alors au niveau du garage, charge la voiture de Mme Latrémolière de tout ce l’intéresse : téléviseur, ordinateur, sac à main… déclenche l’ouverture automatique du portail et démarre… À quelques centaines de mètres du domicile de sa victime, il percute une barrière de la Ville de Figeac et la voiture accidentée se retrouve immobilisée.

Mme Latrémolière parvient tant bien que mal à se défaire des liens qui l’avaient immobilisée telle une momie, et lorsqu’elle descend de sa chambre, à 5 h 45 du matin, les gendarmes sonnent à sa porte : la voilà enfin en sécurité.

En retrouvant la voiture accidentée, les gendarmes de la brigade de Figeac se sont préoccupés de rechercher son propriétaire, ce qui les a conduits au domicile de Mme Latrémolière. Moins d’une semaine après ils mettaient la main sur Maxime Mafioly, dont les traces ADN ont parlé pour lui…

Il nie le viol malgré les traces ADN

Interpellé le 23 septembre à 10 h, Maxime Mafioly s’est dit étranger aux faits et accusait « un certain Jo ». Un peu plus tard, il admettait avoir participé aux violences, mais niait tout viol… Mais là aussi les traces ADN ont matché avec Maxime Mafioly… Ce qui n’empêche pas l’accusé de nier toute implication dans le viol, encore ce mercredi à l’audience… dénonçant à nouveau un certain Jo, dont il n’avait pas reparlé, ne sachant pas où il était passé. En fin de journée l’accusé s’est montré déterminé à ramener le « vrai coupable » devant la cour en déclarant : « Laissez-moi, sortir, je le ramène et je vais le saigner ! »

Il est déjà tard, Me Isabelle Gillet du barreau d’Agen, avocate de l’accusé, suggère « qu’on en reste là pour aujourd’hui ».

« C’était bien mon intention également ! » termine Mme Emin, avant de suspendre l’audience, dont la reprise est fixée, ce jeudi 26 janvier à 9 h. À suivre…

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