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Cyclisme. Clément Davy, 35e de Paris-Roubaix : « Je n’arrivais plus à tenir le guidon »

Clément Davy a réalisé un très bon Paris-Roubaix.
Clément Davy a réalisé un très bon Paris-Roubaix. (©Équipe cycliste Groupama FDJ /Nicolas Götz))

Des conditions dantesques. De la pluie, de la boue, des pavés glissants et des coureurs méconnaissables à leur arrivée sur le Vélodrome de Roubaix, dimanche 3 octobre 2021. L’enfer du Nord n’aura jamais aussi bien porté son nom.

Et pourtant, Clément Davy en a surpris plus d’un sur les pavés pour son premier Paris-Roubaix chez les professionnels. Il a d’abord tenté de prendre l’échappée. En vain.

« Sur Paris-Roubaix, rien n’est écrit à l’avance. J’avais comme objectif et comme consigne de pourquoi pas prendre l’échappée. J’ai essayé plusieurs fois mais je manque le groupe de 30 de peu. Ça a été une petite déception »

Clément Davy

La Groupama FDJ réussit tout de même à placer Stefan Küng à l’avant. Le Suisse va chuter une première fois. Puis une deuxième où Clément, dans son rôle d’équipier, va rouler pendant une quinzaine de minutes pour ramener son leader dans le peloton.

« Dès le premier secteur pavé, on était loin. Des voitures nous avaient doublés. Il ne fallait pas perdre de temps. J’ai fait l’effort pour le ramener et finalement on est rentré assez rapidement », décrypte celui qui a obtenu son meilleur résultat de l’année sur une course en ligne.

Malheureux, Stefan Küng chute une troisième fois quelques kilomètres plus tard. Clément Davy ne peut cette fois-ci pas l’aider.

Dans la roue du vainqueur Sonny Colbrelli

Et puis, le Mayennais a pointé le bout de son nez en tête de peloton à 125km de l’arrivée lorsque Michal Kwiatkowski et le vainqueur final Sonny Colbrelli ont accéléré. Toujours en tant qu’équipier, pour Arnaud Démare.

« Au fil des kilomètres, j’étais encore là. J’ai fait des efforts pour Arnaud, le placer, suivre des coups. J’avais 200 bornes sur le compteur et j’étais encore avec les gros. Je me suis un peu surpris mais j’ai toujours dans l’esprit que Paris Roubaix me convient. C’est la course de mes rêves. »

Clément Davy

À 50 kilomètres de l’arrivée, la course s’intensifie. Clément Davy doit laisser partir les meilleurs.

« 250 kilomètres, ça commence à faire beaucoup pour ma première année. Avec l’intensité et la fatigue je n’arrivais plus à tenir le guidon. Mes muscles des bras et des mains… ce n’est pas que j’avais mal mais j’étais tellement fatigué qu’ils en avaient marre de tenir le guidon. Ça ne devenait plus possible. Même si le mental est là, on n’a pas d’autres choix que de lever le pied et les plus costauds partent. »

Clément Davy

« J’espère avoir marqué un peu les esprits »

Clément Davy termine finalement à la 35e place, juste derrière son leader Arnaud Démare, à plus de neuf minutes du vainqueur.

« Je ne suis pas encore un leader. C’est normal que je fasse les efforts à leur place. Je ne regrette aucun effort. Je suis très content. J’espère avoir marqué un peu les esprits pour y retourner le plus rapidement possible »

Clément Davy

Prochaine course ce samedi 9 octobre avec le Tour de Vendée. Clément Davy finira ensuite sa saison en Bretagne avec le Grand Prix du Morbihan (ex GP de Plumelec) et les Boucles de l’Aulne, le week-end suivant.

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