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Dans le Cotentin, une boulangerie centenaire et emblématique

Par Rédaction La Presse de la Manche Publié le La Presse de la Manche Voir mon actu Suivre ce média

La boulangerie est toujours présente au 12 rue Bottin-Desylles. (©DP)

Ce n’est pas une histoire de famille mais de pain. Dans la rue Bottin-Desylles à Saint-Sauveur-le-Vicomte (Manche), quelques pas-de-porte subsistent, alors que nombreux autres commerces ont fermé leurs portes au fil du temps. Mais s’il en est un qui résiste à la concurrence et aux changements d’époque, c’est le 12, avec sa boulangerie.

Voilà plus de cent ans qu’elle régale ses clients. Jacques Cahorel, un des anciens patrons, connaît bien son histoire. « Mon père a acheté le fonds de commerce en 1959. Il prenait alors la suite de M. Frémond, qui lui-même, avait pris la suite d’un autre boulanger », se remémore-t-il.

Alors après un apprentissage et quelques années en tant qu’ouvrier, reprendre la boulangerie du 12 rue Bottin-Desylles a été une évidence pour Jacques Cahorel.

« La retraite de mon père a sonné en 1985, et j'ai pris la relève jusqu'en 2010 »

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Des petits travaux

Au final, la famille Cahorel a passé 62 années à fournir la commune et les communes environnantes.

« Je me rappelle lorsque j'étais tout jeune avec mon copain Paul, nous prenions notre vélo et allions livrer les croissants à droite et gauche. Un peu plus tard, le dimanche matin de bonne heure, nous avions des visiteurs qui venaient acheter des viennoiseries et à l'époque de mon père c'était une tradition de venir faire cuire le gigot le dimanche après la dernière fournée mais aussi la dinde à Noël… »

L’histoire de la famille résonne encore dans les murs. Mais à l’heure de la retraite pour Jacques Cahorel, a aussi sonné. « Je l’ai alors vendu à M. Leriche qui continue ce beau métier et d’exploiter cette enseigne historique ».

Bien évidemment pendant toutes ces années, de multiples travaux ont été réalisés. En 1959, tout a été refait à neuf avec le changement du four à bois par du fioul, et maintenant c’est l’électricité qui a pris le relais. Mais heureusement, le four à pain, lui, n’est pas prêt de s’éteindre.

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De notre correspondant Jean-Yves PICHARD

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