En bref

Des chevaux travaillent dans les vignes, pour remplacer les tracteurs

Au château de Rouillac, dans le Bordelais, le percheron Titan est la vedette du domaine viticole. Il est devenu un acteur indispensable dans les vignes. Ses propriétaires sont des adeptes de la traction équine, où le cheval devient un moyen d’entretenir les sols en essayant d’en préserver la qualité et la vie, avec moins d’herbicides et moins de tassement.

« De plus en plus de domaines viticoles souhaitent ou songent à réintroduire le cheval dans la vigne, explique la formatrice Sophie Parel, _parce que le cheval s’avère une vraie alternative aux énergies fossiles. Les chevaux vont par exemple aller plus facilement sur des terrains inaccessibles au tracteur. Ils vont moins tasser les sols, et il y a moins de nuisances sonores. C’est une alternative ou complémentaire au tracteur. C’est dans cette objectif que l’école a été créée en 2019._L’année dernière en 2021, on a formé 40 personnes. »

« On a fait des petits calculs, renchérit Laurent Cisneros, propriétaire du château de Rouillac, et aujourd’hui avec près de 60% de chevaux de trait sur notre domaine, on a réduit de 15% nos émissions sur notre bilan carbone par rapport aux tracteurs. »

Le cheval, donc à la place du tracteur. Mais ca ne s’invente pas, de mener un animal pareil. Rendez-vous donc à l’Ecole du cheval vigneron, en Gironde, au coeur des grands crus.

Audrey et Raphaëlle s’entrainent à diriger les chevaux Hector et Barbara, sous l’oeil de Sophie Parel : « De plus en plus de domaines viticoles souhaitent ou songent à réintroduire le cheval dans la vigne, explique la formatrice Sophie Parel, parce que le cheval s’avère une vraie alternative aux énergies fossiles. Les chevaux vont par exemple aller plus facilement sur des terrains inaccessibles au tracteur. Ils vont moins tasser les sols, et il y a moins de nuisances sonores. C’est une alternative ou complémentaire au tracteur. C’est dans cette objectif que l’école a été créée en 2019. L’année dernière en 2021, on a formé 40 personnes. »

 Raphaëlle Verdaime-Siorat apprend à harnacher son cheval, le guider, lui faire faire demi-tour :  « Le plus dur dans l’initiation c’est de coordonner tous les gestes, de penser à tout, de penser au cheval, de penser à sa position, de penser à l’outil, faire attention à ce que le cheval ne se blesse pas. »

Le cheval travaille plus lentement que le tracteur mais avec plus de précision. Il est éduqué à s’arrêter à la moindre résistance et n’arrache pas les pieds de vignes, devenant un « engin » idéal dans les vieilles vignes tordues, ou avec des jeunes plants. A moins 300 exploitants viticoles utiliseraient en France la traction équine sur une partie de leur domaine. La grande majorité ne possède pas de cheval et fait appel à des prestataires de services.



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