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Faits divers

Dix-huit ans après, ils sont renvoyés devant les assises pour un homejacking au Plan-du-Castellet

Suffisamment parfois pour mener des mis en cause à devoir répondre devant la justice d’actes commis il y a près de vingt ans.

Ce sera le cas dès ce jeudi pour Jean-Paul Brunet et Marc Valéry, renvoyés devant la cour d’assises du Var à Draguignan pour des faits de tentative de vol à main armée et séquestration commis le 10 juin 2003 au Plan-du-Castellet.

Ce jour-là, une nourrice et les deux enfants dont elle avait la garde étaient agressés au domicile de ses employeurs par trois hommes cagoulés et armés.

Apparemment bien renseigné, le trio s’échinait à rentrer dans une pièce fermée par une porte blindée dans laquelle se trouvait un coffre-fort.

Malgré leurs efforts, les malfrats ne parvenaient pas à casser le mur et prenaient la fuite sans aucun butin.

Un nom mis sur un ADN onze ans après

Dans la précipitation, un tee-shirt ayant servi de cagoule était laissé sur place.

Les enquêteurs y découvraient une trace ADN mais aucune correspondance n’était établie avec le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Faute d’éléments, et malgré l’exploitation de plusieurs pistes dont celle de la vengeance d’une ancienne employée, un non-lieu était prononcé en 2006.

Mais en février 2012, l’affaire était relancée après un « match » du Fnaeg avec une trace ADN découverte sur les lieux d’une tentative de vol de véhicule à La Garde.

Il fallait attendre deux ans de plus avant de mettre un nom sur son propriétaire à la suite d’une procédure de conduite d’un véhicule sous stupéfiants: Jean-Paul Brunet.

Mis devant le fait accompli, celui-ci reconnaissait être le propriétaire du tee-shirt mais niait avoir commis le homejacking de 2003.

Il reconnaissait en revanche avoir volé la Clio ayant servi au cambriolage à la demande de trois hommes qu’il ne connaissait pas. Il aurait pu, alors, malencontreusement oublié son vêtement à l’intérieur. Une version contredite par sa compagne, à laquelle il aurait confié avoir commis un braquage au Castellet.

En parallèle, en avril 2016, l’ADN permettait d’identifier un second protagoniste en la personne de Marc Valéry.

Ses empreintes génétiques avaient été découvertes sur la cloison détruite par les malfaiteurs. Marc Valéry, alors en détention après une condamnation devant la cour d’assises pour des faits de braquage, niait tout comme Jean-Paul Brunet avoir participé à ce homejacking.

Défendu par Laure Bonnevialle-Haller, il devra néanmoins faire un effort de mémoire devant la cour d’assises. Me Jean-Serge Paparone sera aux côtés de Jean-Paul Brunet, qui comparaît libre. Les débats seront présidés par Patrick Véron.



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