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Donald Trump appelle à la non-violence et à “apaiser les tensions”

Dans un communiqué diffusé mercredi, Donald Trump a appelé à la non-violence, alors que le FBI a mis en garde contre des troubles dans les 50 Etats à l’approche de l’investiture de Joe Biden.

Privé de Twitter, Donald Trump en a gardé quelques habitudes. Mercredi, le président américain a diffusé un court communiqué, via le service de presse de la Maison-Blanche : «Au vu des signalements de nouvelles manifestations, j’appelle vivement à ce qu’il n’y ait PAS de violence, PAS d’infractions à la loi, PAS de vandalisme de toute sorte. Ce n’est pas ce que je représente, ce n’est pas ce que l’Amérique représente. J’en appelle à TOUS les Américains à contribuer à apaiser les tensions et à calmer les mauvais caractères. Merci à Vous.»

Trump statement pic.twitter.com/ufdgSCInVC

— Jim Acosta (@Acosta) January 13, 2021

Un message court, avec des majuscules, qui aurait tenu en deux tweets sur le défunt compte @realDonaldTrump. Mais il s’inscrit dans une actualité brûlante, une semaine jour pour jour après l’invasion du Capitole par certains de ses partisans : le FBI a mis en garde contre des violences dans les 50 Etats à l’approche de l’investiture de Joe Biden, le 20 janvier. Dans une note interne envoyée aux forces de l’ordre de tout le pays, le bureau fédéral évoque des informations selon lesquelles des groupes ont appelé à «prendre d'assaut» les législatures et tribunaux locaux, mais aussi qu'«un groupe armé identifié compte venir à Washington le 16 janvier» : «Ils ont prévenu que si le Congrès tentait de retirer le pouvoir au président grâce au 25e amendement, un gros soulèvement aurait lieu».

Donald Trump est "un danger évident et immédiat", selon Nancy Pelosi

Le président américain a publié ce message alors que la Chambre des représentants est en plein débat avant le vote de sa mise en accusation pour «incitation à l’insurrection». La majorité des démocrates leur assure déjà un vote de la motion, ils seront rejoints par six élus républicains : Liz Cheney (Wyoming), Adam Kinzinger (Illinois), John Katko (New York), Fred Upton (Michigan), Jaime Herrera Beutler (Washington) et Dan Newhouse (Washington). Nancy Pelosi a pris la parole au début des débats, assurant que Donald Trump était «un danger évident et immédiat contre la nation que nous aimons tous» et qu’il avait «menti de manière répétée sur les résultats» et cherché «à influencer les responsables locaux de façon non constitutionnelle», en référence à son controversé appel au secrétaire d’Etat de la Géorgie, lui demandant de «trouver» 11 000 voix.

Le patron des sénateurs républicains Mitch McConnell, qui n’a cette fois-ci pas mobilisé ses collègues pour rejeter les accusations, a confirmé à son homologue démocrate Chuck Schumer qu’il ne convoquerait pas le Sénat en avance -la reprise est prévue le 19 janvier- pour juger Donald Trump avant la fin de son mandat. Mais les sénateurs peuvent tout à fait voter après le 20 janvier, avec un point majeur puisque le 14ème amendement de la Constitution assure que toute personne qui «aura pris part à une insurrection ou à une rébellion contre» le gouvernement ne peut plus être «sénateur ou représentant du Congrès, ou électeur des Président et Vice-Président».

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