Donald Trump fustige la Cour suprême : “C’est du fascisme, pas de la justice”

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Donald Trump n’a pas apprécié que la Cour suprême autorise le procureur de Manhattan à accéder à ses déclarations fiscales.

Privé de Twitter, Donald Trump est passé aux communiqués de presse. Lundi, l’ancien président américain a diffusé un texte au ton rappelant celui employé dans ses tweets, pour fustiger la décision de la Cour suprême, qui a autorisé le procureur de Manhattan à accéder à ses déclarations fiscales dans le cadre d’une enquête sur les versements effectués à deux maîtresses présumées du milliardaire en échange de leur silence, avant son élection en 2016. «La Cour suprême n’aurait jamais dû laisser cette "expédition" se poursuivre, mais elle l’a fait. C’est quelque chose qui n’est jamais arrivé à un président avant, c’est insufflé par les démocrates dans un lieu totalement démocrate, la ville et l’Etat de New York, complètement contrôlé et dominé par un de mes ennemis connus, le gouverneur Andrew Cuomo», a-t-il écrit, dénonçant comme depuis des années «la plus grande Chasse aux Sorcières de l’histoire de notre Pays» -avec les mêmes majuscules qu’il employait dans ses tweets. Dans les mois précédents l’élection présidentielle, Donald Trump n’avait pas caché qu’il s’attendait à ce que la Cour suprême, où il a nommé trois juges conservateurs, puisse trancher en sa faveur en cas de recours pour l’élection –ce qui n’est pas arrivé.

A lire :«Les juges ont rejeté la demande de Donald Trump pour une immunité totale»

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Donald Trump a une nouvelle fois répété le mensonge selon lequel les démocrates lui auraient volé l’élection de novembre dernier : «Ce sont des attaques par les démocrates qui sont prêts à tout pour arrêter les près de 75 millions de personnes (le plus grand nombre, de loin, jamais reçus par un président sortant) qui ont voté pour moi dans l’élection -une élection que beaucoup de gens, et d’experts, pensent que j’ai gagnée. Je suis d’accord !» Il dénonce une pratique politique qui selon lui «menace les fondements de notre liberté» : «C’est ce qui est fait dans les pays du tiers-monde». «C’est du fascisme, pas de la justice -et c’est exactement ce qu’ils essaient de faire avec moi, sauf que le peuple de notre Pays ne laissera pas faire», a poursuivi celui qui a été mis en accusation, mais acquitté par le Sénat, pour «incitation à l’insurrection» après l’invasion du Capitole par certains de ses partisans le 6 janvier dernier.

"Je gagnerai!", martèle-t-il

Le milliardaire achève son texte en parlant de lui à la troisième personne et en s’attaquant à la ville où il a grandi et bâti une partie de sa fortune : «En attendant, les meurtres et les crimes violents sont en hausse à New York avec des chiffres record et rien n’est fait. Nos élus s’en fichent. Ils ne se concentrent que sur la persécution du président Donald J. Trump. Je continuerai de me battre, comme je l’ai fait ces cinq dernières années (avant que je sois élu) en dépit de tous les crimes électoraux qui ont été commis contre moi. Je gagnerai !»

Une détermination qui n’est pas surprenante de la part d’un ancien président dont la fin de mandat a été marquée par une série de recours en justice, qui ont tous échoué car les accusations de fraude électorale étaient infondées. La répétition de ces mensonges ont eu des conséquences toujours vives, comme la violente invasion du Capitole au cours de laquelle cinq personnes sont décédées et la certification des résultats de l’élection a été interrompue. Plusieurs élus, en grande majorité démocrate, ont raconté la peur qu’ils ont ressentie.

Mais le caractère historique de cette invasion par des partisans du président américain, dont certains estiment qu’il les avait appelés à le faire, n’a pas fait changer les républicains : si dix d’entre eux ont voté en faveur de sa mise en accusation devant la Chambre des représentants, seuls sept sénateurs ont voté pour sa culpabilité. Beaucoup craignent l’ancien président, toujours très populaire au sein d’un parti républicain partagé entre pro et anti-Trump.

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