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News 24-7

échange tendu entre Ian Brossat et Rachida Dati, le groupe LR réclame des excuses

L’adjoint à la mairie de Paris a notamment demandé à Rachida Dati de se taire lorsqu’il prenait la parole. Des propos de l’élu jugés « méprisants et discriminants » par le groupe LR qui a demandé des excuses publiques.

La séance du Conseil de Paris de ce mercredi a été perturbée par une passe d’armes entre Ian Brossat, adjoint (PCF) à la mairie de Paris en charge du logement, et Rachida Dati, présidente (LR) du groupe d’opposition « changer Paris » au Conseil de la ville.

« Même quand j’étais prof à Sarcelles les élèves se taisaient »

Dans un extrait de la séance, on peut entendre l’adjoint à la mairie commencer à raconter l’histoire d’un sinistre vécu par un habitant parisien dont le carreau de l’appartement n’avait pas été réparé en raison de problèmes d’assurances. Pendant son intervention, Rachida Dati l’invective, sans toutefois que son intervention soit audible sur l’enregistrement du Conseil de Paris. Ian Brossat s’agace alors d’être coupé pendant son propos par la présidente du groupe d’opposition au Conseil de Paris.

« Madame Dati, c’est moi qui parle et en l’occurrence, même quand j’étais prof à Sarcelles les élèves se taisaient donc vous allez faire pareil » lance l’adjoint communiste à l’élue LR.

Quelques applaudissements se font entendre dans l’assemblée tandis que d’autres élus s’insurgent dans l’assemblée.

La présidente de séance Anne Hidalgo tente alors de reprendre le contrôle des débats et appelle les élus d’opposition à attendre la fin de l’intervention de son adjoint pour s’exprimer, alors que ceux-ci réclament un rappel au règlement. Rachida Dati prend elle, à partie Ian Brossat en lui demandant: « ça veut dire quoi ça? » L’élu communiste persiste alors dans ses propos en s’adressant encore une fois à elle.

« Je maintiens que n’importe qui, sait dès l’âge de huit ans, que quand on parle, on n’interrompt pas, donc je vous n’interromps pas, vous ne m’interrompez pas, quel que soit le lieu quelque soit l’endroit, vous ne m’interrompez pas », s’agace l’élu communiste.

Après une nouvelle réplique de Rachida Dati, inaudible dans la vidéo de la séance, Ian Brossat lui rétorque: « je m’en fous madame, je m’en fiche, je n’en ai strictement rien à faire, vous n’êtes pas là pour raconter votre vie ».

Des propos « indignes de la part d’un élu de la République »

Finalement, Rachida Dati a quitté l’hémicycle après cet accrochage. Après cet échange muscl de nombreux Républicains se sont indignés des propos de l’adjoint d’Anne Hidalgo. La fédération LR de Paris a, elle, publié un communiqué pour exiger des excuses publiques de Ian Brossat envers Rachida Dati. La présidente de la fédération Agnes Evren a dénoncé les propos « méprisants et discriminants » à l’égard de Rachida Dati, qui a régulièrement fait état de ses origines modestes et de son parcours, de fille d’immigrés à garde des Sceaux.

D’autres figures de la droite ont également défendu Rachida Dati et critiqué le comportement de l’adjoint au logement. La présidente (Libres) d’Ile-de-France Valérie Pécresse a notamment appelé à dire « stop au mépris ». Des personnalités d’autres bords politiques ont également pris le parti de la présidente du groupe LR au Conseil de Paris. Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, a notamment réagi en parlant de “mépris de classe” et en disant son “soutien » à Rachida Dati.

« Quand on est une femme en politique et qu’on n’a pas grandi dans la soie, même quand on a été Ministre, Maire, figure importante de son parti, il y a toujours un type pour nous ramener à une condition ‘d’élève de Sarcelles' », soutient sur son compte Twitter, l’ancienne secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes.

Ian Brossat maintient ses propos

Ian Brossat a maintenu ses propos malgré la polémique provoquée par l’échange.

« Le mépris social, c’est de refuser le logement social dans les quartiers qui n’en comptent pas », écrit l’élu sur son compte Twitter, taclant l’action de la maire du 7e en faveur du logement social.

Il rappelle également que ses anciens élèves avaient « une certaine idée du respect et de l’écoute ». Il a par ailleurs affirmé que la droite parisienne « coupe en permanence la parole » lors des débats du Conseil de Paris.





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