ÉDITORIAL Investir hier, acheter demain

Image : Nattanan Kanchanaprat via Pixabay

Après des années exceptionnelles et la grande embellie post-covid, le marché de l’immobilier connaît depuis plusieurs mois une crise. En cause, les taux d’intérêt quasi nuls très longtemps et qui désormais flirtent au-dessus des 2%. En quelques semaines à peine. Autre difficulté : beaucoup de prêts sont refusés à cause du niveau du taux d’usure, le plafond légal pour emprunter. Ce dernier ne progressant pas au même rythme que le taux d’emprunt. Résultat : de nombreux dossiers sont purement et simplement refusés par les organismes bancaires. Particulièrement chez les jeunes actifs sans apport. Ou pour les populations plus âgées qui doivent en plus subir les exigences des assurances emprunteurs qui ne veulent plus prendre de risques. Les banques anticipent aussi des mois compliqués. Un risque de récession, de faillites d’entreprise et d’endettement des familles. Pas question pour elles d’assumer un quelconque défaut de paiement des ménages. D’autant qu’elles ont beaucoup prêté ces dernières années et que leur réserve bancaire s’est amoindrie. À Nîmes, le mal n’est pas encore aussi prégnant. Comme l’explique Se loger, leader des portails immobiliers en France, les prix immobiliers ont augmenté mais ils demeurent attractifs. Mais face à la remontée des taux d’intérêt, le marché ralenti. D’autant qu’actuellement, 40 % des dossiers de prêt sont refusés par les banques. Selon l’indice de la Fnaim, au 1er septembre 2022, le prix moyen du mètre carré est de 2 486 € /m² dans la capitale du Gard. En comparant l’indice sur les trois dernières années, la progression est incroyable : +22,7%. Tous les propriétaires ont donc fait le bon choix de vendre hier. D’autant que les acheteurs étaient là. Aujourd’hui, quand l’Insee nous apprend que le salaire moyen est de 2 340 euros net par mois en France. Avec un taux maximal d’endettement autorisé par loi en France pour les prêts immobiliers à 35 %, il est certain qu’il ne va pas rester beaucoup de monde pour investir à présent. Et des banques pour faire confiance. Vous la sentez la crise économique ? Elle n’a pas seulement frappé à la porte, elle est déjà rentrée…

Abdel Samari



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