En bref

Elizabeth II : la reine repose dans sa dernière demeure à Windsor

L’ultime cérémonie au château de Windsor

Elizabeth II repose désormais dans sa dernière demeure, la chapelle Saint-Georges de son château de Windsor, après des adieux en grande pompe et emplis d’émotion, saluant la mémoire d’une souveraine à la popularité planétaire et au règne incomparable.

A l’issue d’une ultime procession solennelle, au pas à travers un domaine de Windsor noir de monde et une cérémonie religieuse devant 800 personnes, le cercueil a été lentement descendu dans le caveau royal de la chapelle.

Peu avant, le lord-chambellan avait brisé son bâton puis l’avait placé sur le cercueil, geste symbolique pour signifier la fin de son règne.

Elizabeth II a ensuite disparu à jamais des yeux du monde, elle qui, souvent souriante, toujours calme, était devenue une icône familière pendant ses 70 ans, sept mois et deux jours sur le trône.

L’hymne britannique a retenti et c’était fini. Il ne restait à la famille proche qu’une dernière occasion de se recueillir, en privé, dans la soirée pour le transfert du cercueil, avec celui de Philip, l’époux d’Elizabeth II décédé en 2021, dans le mémorial George VI de la chapelle aux côtés des parents d’Elizabeth II et de sa sœur Margaret.  

Plus tôt dans la journée de lundi

« Se souvenir de sa longue vie de service désintéressé ». Dans la solennité de l’Abbaye de Westminster, là où elle s’était mariée en 1947 et avait été couronnée à seulement 27 ans, en 1953, le monde a fait ses adieux émus à Elizabeth II.

A 10h42 heure locale, avec une ponctualité toute britannique, le cercueil, porté par huit soldats des Grenadiers Guards, quittait Westminster Hall, où pendant cinq jours des dizaines voire des centaines de milliers de Britanniques, se sont recueillis pour rendre hommage à leur souveraine adorée.

A une extrémité de la plus ancienne salle du Parlement britannique, le cercueil recouvert de l’étendard royal et orné de la couronne impériale, de l’orbe et du sceptre royal, passe sous un vitrail érigé à l’occasion du Jubilé de Platine de la reine, qui a marqué en juin dernier ses 70 ans de règne. Puis, devant une fontaine érigée en 1977 pour son jubilé d’argent. Autant de symboles d’un règne à la longévité exceptionnelle.

Derrière le cercueil, suit en procession la famille royale, menée par Charles III le nouveau roi, sa sœur, la princesse royale Anne, et leurs deux frères, Edward et Andrew, suivis notamment des princes William et Harry.

Entrée dans l’abbaye de Westminster

Ils sont rejoints par leurs épouses et époux quand le cercueil pénètre dans l’abbaye. Devant le monde entier, les tout jeunes arrières-petits enfants de la reine, le prince George, 9 ans, et la princesse Charlotte, 7 ans, enfants du prince William et de Kate, accompagnent leurs aînés dans leur triste devoir.

Les derniers échos de la cloche la plus grave de l’abbaye s’évanouissent, après avoir sonné 96 fois, une par minute, pour marquer les 96 ans de vie de la monarque.

Alors que l’assemblée de 2 000 invités dont plusieurs centaines de dirigeants et têtes couronnées du monde entier, se lève, le chœur entonne des sentences, les cinq mêmes prononcées pour toutes les funérailles nationales depuis le XVIIIe siècle.

Le prince Edward et son épouse Sophie, réputée très proche de la monarque, essuient quelques larmes.

« Nous nous rassemblons à travers le pays, du Commonwealth et de tous les pays du monde pour pleurer notre perte. Pour nous souvenir de sa longue vie de service désintéressé », entame le doyen de Westminster.

Une cérémonie très émouvante

Chants et prières se succèdent et dans un équilibre subtil marquant à la fois le pouvoir politique et religieux de la souveraine, la secrétaire générale du Commonwealth Patricia Scotland et la Première ministre Liz Truss, nommée par Elizabeth II à peine deux jours avant son décès, lisent des passages de la Bible.

« Notre défunte majesté avait déclaré lors de son 21e anniversaire que sa vie entière serait dévouée à servir la Nation et le Commonwealth. Rarement une telle promesse a été aussi bien tenue », a salué l’archevêque de Canterbury, Justin Welby, chef spirituel de l’église anglicane, dans son sermon.

Saluant la « joie » et « sa présence » dans le cœur et la vie de tant de gens, il a conclu par un « Nous nous reverrons », reprenant les paroles d’une célèbre chanson de Vera Lynn datant de la Seconde Guerre mondiale, prononcées par la reine pour réconforter ses sujets confinés pendant la pandémie de Covid-19.

La cérémonie, d’environ une heure, est parsemée d’hommages aux moments majeurs de la vie de la reine, comme quand retentit l’hymne « The Lord is my shepherd », chanté lors du mariage d’Elizabeth II et du prince Philip en 1947, ou quand le chœur reprend « O taste and see how gracious the Lord is », composé pour son couronnement.

Deux minutes d’un silence poignant, repris dans l’ensemble du Royaume-Uni, puis l’hymne national « God Save the King », désormais dans sa version masculine, retentit, marquant la transition du règne d’Elizabeth II vers celui de Charles III.

Enfin, le son de la cornemuse du musicien personnel de la reine Elizabeth II, résonne dans l’abbaye. Et sur une Fantasia de Bach, le cercueil quitte l’édifice, de nouveau suivi en procession par la famille royale.



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