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ENQUÊTE Le « Grêlé » un violeur et tueur en série recherché depuis 35 ans retrouvé dans le Gard ?

Un habitant de la Grande Motte, âgé de 59 ans, a été découvert mort mercredi soir dans un appartement du Grau-du-Roi. Le piste du suicide est privilégiée. Cet homme devait faire l’objet cette semaine d’un prélèvement ADN dans le dossier dit du « Grêlé », surnom donné à un homme au visage marqué par des cicatrices, recherché depuis 35 ans pour des viols et meurtres à Paris et dans sa grande couronne.

Pour le journal Le Parisien, cet homme aurait avoué dans une lettre retrouvée par les enquêteurs qu’il est le Grêlé.

Selon nos informations, il aurait bien laissé des lettres dans l’appartement du Grau-du-Roi où il a été retrouvé mort, mais elles seraient plus nuancées. Elles précisent qu’il savait qu’il « était recherché » et qu’il avait « eu des pulsions il y a longtemps ». Dans la cuisine du logement, une carte d’identité a été retrouvée accrochée sur un meuble, ainsi que ses dernières volontés indiquant que s’il était dans le coma après son geste il ne fallait rien tenter pour le sauver. Son ADN a été prélevé post mortem et va être comparé dans les prochaines heures à l’ADN unique qui figure dans le dossier d’instruction parisien de viols et meurtres en série, pour savoir s’il s’agit ou pas du « grêlé » recherché par toutes les polices de France depuis plus de trois décennies.

Un homme qui selon nos renseignements, devait être entendu prochainement dans le cadre de ces dossiers de viols et meurtres. La juge parisienne et la brigade criminelle avaient relancé des investigations et une série de vérifications autour d’anciens militaires. C’est dans ce cadre que la police judiciaire de Montpellier a appelé cet homme, un ancien gendarme… Il avait travaillé dans la Garde Républicaine à Paris au milieu des années 80 avant de terminer sa carrière au sein de la Police Nationale de l’Hérault. C’est la brigade criminelle de Paris qui avait demandé récemment à leurs homologues de Montpellier de faire des vérifications autour du retraité… Cet homme devait être entendu cette semaine à Montpellier et son ADN prélevé afin de fermer des pistes dans le dossier de meurtres parisiens.

La célèbre brigade criminelle de la police judiciaire parisienne n’a jamais lâché le fil de l’enquête. Un policier travaillait encore pour retrouver celui qui a tué la jeune Cécile Bloch, 11 ans, mais aussi un homme, une femme entre 1986 et 1994. Huit années où ce violeur et tueur en série frappait à Paris mais aussi dans des endroits plus déserts de la région parisienne où une jeune victime n’avait pas été tuée après les abus sexuels subis.

Le suspect se faisait passer pour un policier afin d’approcher ses futures victimes, avant de leur faire subir des supplices allant jusqu’à la mort. Elles étaient attachées selon un mode opératoire particulier. Un suspect sera recherché. Son portrait robot sera publié. Il a été surnommé le « Grêlé », pour l’acné apparaissant sur son visage.

Pendant 35 ans, des enquêteurs expérimentés se sont cassés les dents sur cette enquête pourtant prioritaire dans la capitale française. Des livres ont été écrits sur cette histoire de cold case, des documentaires télés diffusés, mais au fil des ans la vérité s’évaporait malgré un ADN identique récolté sur les victimes. Beaucoup pensaient que s’il ne sévissait plus, c’est parce qu’il était mort ou trop vieux. Personne n’imaginait le grêlé coulant une paisible retraite près de la grande bleue, à la Grande Motte précisément.

Plusieurs crimes sont reprochés au Grêlé… Le plus retentissant est celui de Cécile Bloch, une gamine de 11 ans, violée et tuée le 5 mai 1986 à Paris. Ceux de Gilles Politi, 38 ans et Imgard Mueller, 20 ans, tous deux tués le 29 avril 1987 à Paris. Une quatrième victime pourrait être celle du Grêlé, la jeune Karine Leroy, 19 ans, disparue le 9 juin 1994 en Seine-et-Marne. Il est soupçonné au total de six viols.

Reste à savoir maintenant si l’ADN confirme les forts soupçons pesant sur l’homme retrouvé décédé hier dans la cité balnéaire gardoise du Grau-du-Roi. La réponse pourrait intervenir très rapidement…

Boris De la Cruz





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