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En bref

Espagne : l’expérimentation de la semaine de 4 jours bientôt testée

Une révolution dans les conditions de travail espagnoles ? A partir de 2022, le gouvernement prévoit en effet de tester la semaine de quatre jours sans réduction de salaire dans plus de 200 entreprises volontaires, et ce pendant trois ans.

L’initiative, relayée par franceinfo, a été imaginée par le parti Más País, fondé par des anciens de Podemos. Le gouvernement mené par le socialiste Pedro Sanchez est parvenu à un accord avec la formation pour l’implanter dès l’année prochaine, avec un budget de 50 millions d’euros. 

L’idée est de permettre aux employés d’avoir un meilleur équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle, et donc d’augmenter le bonheur des salariés. Un changement qui pourrait avoir un impact sur la productivité. Ainsi, interrogée par franceinfo, la directrice des ressources humaines de Delsol, une entreprise de développement de logiciels, assure que depuis l’implantation de ce système dans son entreprise, «le taux d’absentéisme a chuté de près de 20% et le chiffre d’affaires a également augmenté de 20%». 

Des obstacles majeurs

A noter que l’Espagne n’est pas le seul pays européen à discuter de cette idée. La Belgique serait actuellement en train de réfléchir à un modèle adapté. Les employés travailleraient le même nombre d’heures par semaine, mais réparties sur quatre jours au lieu de cinq. Une étude islandaise sur le sujet a également montré que les effets étaient très positifs sur les employés, sans réduire la productivité des entreprises. Après une expérimentation, Microsoft Japon assurait même avoir dopé son efficacité de 40%.  

En France, quelques entreprises tentent l’expérience, alors que l’idée était notamment poussée dans la primaire écologiste qui a vu Yannick Jadot l’emporter. Comme le soulignent Les Echos, LDLC, une entreprise spécialisée dans l’informatique, a par exemple fait le choix de la semaine de quatre jours avec un temps de travail de 32 heures par semaine. 

Uber fait du lobbying pour dissuader l’UE de reconsidérer les livreurs et chauffeurs VTC comme des salariés.

Plusieurs obstacles existent cependant, et sont mis en avant par les réfractaires à ce type de mesure. Le poids de la semaine de quatre jours pourrait en effet être très important pour les petites entreprises, et ne pourrait pas s’adapter à tous les corps de métier. Réduire le temps de travail est en effet coûteux, même s’il entraîne une hausse de la productivité. En 2015, la Direction du budget avait ainsi estimé que le passage aux 35 heures en France avait coûté entre 11 et 13 milliards d’euros par an au pays entre 2006 et 2013. Les gouvernements qui s’intéressent à la mesure devront donc calculer si, pour eux, le jeu en vaut la chandelle. 



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