Essonne : le conseil départemental vote un plan d’actions pour aménager la RN 20

Le conseil départemental de l'Essonne a approuvé ce lundi un plan d'actions pour aménager la RN20 en lien avec l'État, la Région et les intercommunalités traversés par cet axe.
Le conseil départemental de l’Essonne a approuvé ce lundi un plan d’actions pour aménager la RN20 en lien avec l’État, la Région et les intercommunalités traversés par cet axe. (©Wikimedia Commons)

Après les études, le début de la phase opérationnelle pour la RN20 ? Le conseil départemental de l’Essonne a voté ce lundi 4 juillet 2022 l’approbation du projet partenarial d’aménagement (PPA) ainsi qu’un plan d’actions pour aménager cet axe stratégique traversé chaque jour par 55 000 véhicules.

Une nouvelle gouvernance partagée

Ce projet partenarial d’aménagement (PPA) va remplacer le syndicat mixte d’études de la RN20 qui comprenait le Département, la Communauté d’Agglomération Paris-Saclay et Cœur d’Essonne Agglomération.

Cette nouvelle organisation va permettre de « mettre l’ensemble des acteurs autour de la table », se félicite Sophie Rigault, vice-présidente du conseil départemental en charge des mobilités et de la voirie.

La Région, Île-de-France Mobilités, l’État, l’Établissement Public Foncier d’Île-de-France sont inclus dans ce PPA tout comme la communauté d’agglomération de l’Étampois Sud-Essonne et la communauté de communes Entre Juine et Renarde qui sont deux territoires également traversés par l’axe.

58 actions réalisables à plus ou moins long terme

Outre cette nouvelle gouvernance partagée, le projet qui doit durer 15 ans, avec plusieurs causes de revoyure, comprend une feuille de route opérationnelle en identifiant les  actions prioritaires à mener sur cet axe structurant et stratégique.

Au total, 58 actions de court, moyen et long terme, articulées sont prévues autour du développement de la multimodalité de l’axe, de son inscription dans la transition écologique et de sa requalification urbaine, paysagère et économique.

« Des actions pourront être ajoutées au fur et à mesure de l’état d’avancement de ce plan et selon les besoins à pourvoir », assure Sophie Rigault.

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Le budget du Tram T12 sort à nouveau des rails

Après avoir voté en novembre 2021 une première rallonge budgétaire de 5,24 millions d’euros pour contribuer aux côtés des autres financeurs aux besoins complémentaires de financement pour le Tram T12, le conseil départemental de l’Essonne a approuvé une nouvelle participation pour financer ce tramway qui a partir de 2024 doit relier Massy à Évry-Courcouronnes.
Cette fois-ci l’assemblée départementale a voté à l’unanimité, une contribution à hauteur de 3,14 millions d’euros pour un nouveau dépassement budgétaire annoncé en février dernier de 47 millions d’euros et qui fait l’objet d’une contre-expertise engagée par la Région.
« On est extrêmement inquiets de ces dérapages qui montrent la difficulté pour les maîtres d’ouvrages (RATP, SNCF Réseau, SNCF Voyageurs, SNCF Gares et Connexions) à tenir leurs engagements », déplore Sophie Rigault.
Au total, le surcoût estimé pour le Tram T12 représente 156 millions d’euros soit environ un tiers du budget initial.
« Ce tram est attendu et indispensable. Il est intolérable qu’on soit mis devant le fait accompli et que nous devions régler des dépassements qui prennent des proportions hallucinantes », estime de son côté David Ros qui dirige le groupe de la minorité Naturellement l’Essonne.

Parmi ces actions du PPA on trouve l’aménagement de carrefour et d’échangeurs comme celui de Saulx-les-Chartreux entre la route de Chasse et la route de Montlhéry mais aussi celui d’Étampes et de Linas.

Est prévue aussi dans ce plan la requalification de secteurs stratégiques de la RN 20 à l’image de la traversée de Boissy-sous-Saint-Yon, de la place de l’Europe à Montlhéry ainsi qu’au niveau des communes de La Ville-du-Bois, Ballianvilliers et Longpont-sur-Orge.

« Au vu de la densification atour de la RN20, nous devons faire en sorte que l’axe puisse transporter davantage de personnes avec moins de véhicules », estime Sophie Rigault.

En ce sens, le PPA inclut des études pour la création d’une liaison de bus express entre Avrainville et Évry-Courcouronnes ainsi que le renforcement des lignes existantes.

Quel financement ?

En ce qui concerne les fonds nécessaires pour mener à bien ces projets, la vice-présidente du conseil départemental explique que le Département s’engagera à hauteur de 40 millions d’euros avec un soutien de la Région Île-de-France dans le cadre du programme « routes de demain ».

« Le PPA n’est pas un programme d’aménagement avec des crédits dédiés mais plutôt une série d’engagements contractuels que chacun va pouvoir prendre pour faciliter la réalisation de ces actions », reconnaît Sophie Rigault qui espère que voir le plan d’action « bénéficier de crédits dans le cadre du nouveau Contrat de plan État-région (CPER) ». 

À l’issue des débats, la délibération a été adoptée mais avec l’abstention de Jean-Jacques Grousseau et Anne Launay, tous deux conseillers départementaux du groupe minoritaire Naturellement l’Essonne.

Le maire d’Athis-Mons a notamment émis des réserves sur « l’absence dans le schéma départemental d’une piste cyclable le long de la RN20 faisant reposer cette très lourde charge sur les intercommunalités ». Il a aussi mis l’accent sur les « traversées compliquées de l’axe en mode actif (marche et vélo) ».

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