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Face à l’inflation, l’île de loisirs de Jablines-Annet augmente son tarif d’entrée

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L’entrée à île de loisirs de Jablines-Annet n’est payante qu’en saison du 1er juin au 31 août. Le reste du temps, les activités restent payantes, mais l’accès aux espaces verts est gratuit. ©La Marne

Depuis l’ouverture de la plage le 1er juin, l’accès à l’île de loisirs de Jablines-Annet est à nouveau payant. Et cette année, l’entrée est plus chère d’1€. Une hausse limitée, mais qui, dans le contexte économique actuel, peut pénaliser les ménages les plus modestes. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, c’est en raison de l’inflation que l’île de loisirs seine-et-marnaise a pris sa décision.

Nous avons conscience que ce n’est pas évident pour les familles. Mais il nous faut amortir la hausse des prix de l’énergie et nous n’avons pas d’autre levier que le prix d’entrée.

Cyril Marchadour, directeur de l’île de Jablines

Des coûts qui s’envolent

L’envolée des prix est telle qu’en mai, l’île de loisirs avait une facture d’électricité équivalente à la consommation de toute l’année 2021. « L’activité est excellente depuis la fin de la crise sanitaire, on fait même mieux qu’en 2019. Mais nos résultats financiers vont être moins bons malgré tout », se désole le directeur, qui espère arriver à l’équilibre grâce à cette hausse des prix.

En 2021, il avait déjà pris la décision de réduire les équipes permanentes pour faire des économies dans un contexte de reprise compliquée : « Nous n’avons pas réembauché, on a mis en place une nouvelle organisation », évoque-t-il.

Privatiser pour garantir l’accessibilité ?

Début juin, des militants manifestaient en faveur de la gratuité et pour défendre ce « patrimoine régional commun ». Ils dénonçaient le développement d’activités trop chères. Leur inquiétude s’est accentuée avec le vote en conseil régional d’une étude patrimoniale des 12 sites pour 500 000€. Selon eux, c’est une manière de préparer le terrain avant la privatisation de ce patrimoine. Patrick Karam, vice-président de la Région, en charge des sports, ne le nie pas : « Les déficits sont trop importants. Il faut trouver une voie viable qui garantit l’accessibilité avec des activités porteuses et rentables, des délégataires qui versent une redevance ».

1€ d’augmentation sur le prix d’entrée

Il faut donc désormais compter 8€ pour les adultes, et 5€ pour les moins de 12 ans (l’entrée est gratuite pour les moins de 3 ans) en saison. L’entrée donne accès aux espaces verts, à la plage, mais sur place, les activités proposées par l’île sont payantes. Or, l’inflation s’abat aussi, sur les particuliers. La Région Ile-de-France, propriétaire des 12 bases, aurait-elle pû absorber la différence ?

« L’île de loisirs de Jablines-Annet est gérée par un syndicat mixte, nous ne pouvons pas imposer quoique ce soit », réagit Patrick Karam, vice-président de la Région, en charge des sports. Il rappelle d’ailleurs que le poids financier des bases de loisirs dans le budget global pèse déjà lourd, évoquant le chiffre de 11 millions d’euros. « Il faut savoir que ces lieux sont en grande partie déficitaires. Nous devons donc porter la dette et l’investissement », ajoute l’élu.

Bon à savoir

Les habitants de la communauté d’agglomération peuvent bénéficier d’un accès gratuit sur présentation de la carte d’entrée Marne et Gondoire. Cette carte est nominative et permet d’avoir un accès gratuit, les deux derniers week-ends du mois de mai et le jeudi de l’Ascension, du 1er juin au 31 août et les deux premiers week-ends de septembre. Pour en faire la demande, il suffit de se rendre en mairie avec un justificatif de domicile et une photo d’identité pour chaque carte.

 Davantage de tickets loisirs

Pour compenser l’inflation, poursuit-t-il, la présidente de la Région, Valérie Pécresse, a « doublé le montant des tickets loisirs qui bénéficient aux familles qui ne partent pas en vacances ». Ces tickets d’une valeur de 6€ sont mis à disposition de structures sociales qui organisent ensuite des week-ends. En 2019, 88 401 Franciliens ont pu en profiter.

« La vocation sociale des îles de loisirs est essentielle. 40% des enfants ne peuvent pas partir en vacances, nous ne voulons aucun enfant enfermé. Nous cherchons un nouveau modèle pour préserver cette vocation et limiter les pertes financières », annonce Patrick Karam. 

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