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Faits divers

Faits divers – Justice | 15 mois de prison avec sursis pour un Marignanais qui avait menacé de mort sa femme

Chose rare, le tribunal a entendu cette semaine l’un des enfants du mari violent poursuivi, cette fois, pour menaces de mort envers sa femme. « Mon père a fait des erreurs, mais tout le monde a droit à une deuxième chance ou une troisième… Je veux qu’il soit un vrai père, je veux qu’il entre en désintoxication et revienne vers nous », implore le fils de Rahim, avant de retourner s’asseoir et de baisser la tête.

Sur le banc des prévenus, Rahim, 50 ans, n’en mène pas large. De l’autre côté, sur le banc des victimes, sa femme, émue, perdue, se raccroche à son traducteur turc. « Vous l’avez menacée de la tuer, la traquer, faire de sa vie un enfer si elle divorçait, et devant votre fils », résume le président Ernst. Rahim ne nie rien. À l’époque, l’an passé, il buvait deux litres de bière par jour qu’il faisait passer avec quelques joints…

Maçon contraint à l’immobilisme par une double fracture du tibia, il avait basculé dans l’alcoolisme et la violence, en quelques mois après plus de dix ans d’une union jusqu’ici sans histoire. Après avoir cassé le nez de sa femme, il avait été condamné en 2017 à une peine de 10 mois de prison avec sursis, assortie d’une obligation de soins. Il voit un temps un psychologue « mais le Covid a tout arrêté« . Et l’alcool a repris le dessus. Si les violences physiques ont cessé, notamment grâce au bracelet anti-rapprochement, les insultes et les menaces ont repris de plus belle… « J’ai eu un comportement inapproprié, admet-il. Je veux me soigner, j’aime ma femme et mes enfants. »

« Quand il boit beaucoup, il perd la tête », avait confié l’épouse aux enquêteurs. « Je confirme tout ce que j’ai dit aux policiers », fait-elle savoir au tribunal par l’intermédiaire de son traducteur. « Vous voyez quel avenir madame ? » s’inquiète le juge. « Je ne sais pas…, lâche l’épouse. Je souhaite qu’il aille à l’hôpital. C’est quelqu’un de bien, mais l’alcool a tout détruit. » En défense, l’avocate de Rahim a raconté la descente aux enfers de cet ancien comptable turc devenu maçon en France, son accident, son chômage, son RSA, l’alcool et le Covid qui a mis un coup d’arrêt à ses soins alors que son épouse lui avait donné une autre chance… « Sa fille ne lui parle plus, sa femme et son fils n’en peuvent plus, il sait qu’il a détruit sa famille, il a honte, souligne l’avocate. Et il a besoin d’un cadre. »

Le tribunal lui a donné une nouvelle chance, l’ultime : 15 mois de prison avec un sursis probatoire de 2 ans durant lequel il devra notamment prouver qu’il se soigne.



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