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Faits divers – Justice | Au procès de Dino Scala, un portrait en « décalage » et « pas de réponses »

Par La Provence (avec AFP)

Côté pile, un « bon père, dévoué« , côté face, un « prédateur sexuel » : au procès de Dino Scala, jugé pour viols et agressions sexuelles sur 56 victimes, le portrait dressé lundi par son épouse s’est heurté à l’horreur des faits et à des témoignages contradictoires.

« J’ai jamais rien soupçonné. Je n’arrive pas à comprendre« , lance, en début de matinée, l’épouse de Dino Scala, tête baissée sous une frange noire.

Dans le box, l’homme impassible au crâne rasé, qui comparaît pour un parcours de violeur en série en partie assumée entre 1988 et 2018, « ce n’est pas le Dino que je connais« , dit-elle. Il « faisait tout, il travaillait comme un malade« , ne « profitait de rien« , s’occupait de sa mère et son beau-père malade, égrène-t-elle. « Mes enfants ont eu une très belle enfance« , assure celle qui est la deuxième épouse de l’accusé. « La violence sur les enfants, il ne supportait pas.« 

Murmures dans les rangs des parties civiles: parmi la quinzaine de plaignantes présentes, certaines étaient adolescentes au moment des faits.

« Vous rendez-vous compte du décalage, entre les anecdotes que vous livrez (…) et les faits ? » interpelle l’avocat général. 

« Votre réalité n’est pas la sienne« , Dino Scala, qui comparait pour 17 viols, 12 tentatives de viol et 27 agressions ou tentatives d’agression sexuelle, « a mené sa vie d’agresseur sexuel et de violeur en série comme il a entendu les mener« , martèle-t-il. « Ce qu’il a fait, c’est inacceptable, impardonnable« , reconnaît l’épouse de l’accusé. Avant d’immédiatement rejeter la faute sur sa famille, « violente« , toxique et qui « le rejetait« , comme Dino Scala l’a longuement raconté vendredi.

Sans exprimer un seul regret, il avait invoqué un « instinct chasseur, prédateur« , soulignant qu’il se sentait « fort« , prenait « le dessus » en passant à l’acte.

Le profil idéal dressé son épouse se heurte aussi aux témoignages, beaucoup plus « critiques » de sa première femme, aujourd’hui décédée, et ses deux premiers enfants, a noté le président. Sa fille avait même évoqué des attouchements devant l’enquêtrice de personnalité. « On essaye de le faire passer pour une victime de sa propre vie« , a déploré à l’AFP Fanny Bruyerre, avocate de neuf parties civiles, jugeant « l’audition de sa femme un peu déplacée« . « Pour l’instant on n’a pas vraiment de réponses à nos questions« , a-t-elle ajouté. 



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