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Faits divers – Justice | Élevage : découverte d’un trafic d’antibiotiques entre la France et l’Espagne

Par La Provence (avec AFP)

Les gendarmes ont mené mardi un coup de filet chez des éleveurs du pays basque soupçonnés de se fournir illégalement en antibiotiques pour des animaux d’élevage auprès d’un vétérinaire espagnol, une pratique d’automédication aux « risques sanitaires avérés« , a annoncé jeudi le parquet de Bayonne.

Sept gérants de quatre exploitations agricoles ont été placés en garde à vue et laissés libre dans l’attente d’investigations complémentaires, a précisé le procureur de la République Jérôme Bourrier.

« Les perquisitions ont permis de retrouver les éléments matériels démontrant ces importations frauduleuses et usages illégaux de médicaments antibiotiques », selon son communiqué.

« Constatant les risques sanitaires avérés dans le domaine sensible de l’agro-alimentaire que de telles pratiques peuvent provoquer« , le parquet de Bayonne avait ouvert une enquête préliminaire en juin 2021, confiée aux gendarmes et à la brigade nationale d’enquêtes vétérinaire et phytosanitaire (BNEVP), après avoir été informé des pratiques douteuses d’un vétérinaire espagnol.

En mai 2021, les gendarmes de l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement (Oclaesp) et de la section de recherches de Pau avaient été « destinataires de renseignements signalant les agissements frauduleux d’un vétérinaire espagnol » qui « délivrerait depuis plusieurs années » des ordonnances « pour des antiobiotiques au bénéfice d’éleveurs français en toute illégalité« .

Des médicaments qui étaient récupérés par les exploitants dans deux ventas de la région de Navarre pour être administrés à leurs animaux, en automédication.

« L’expertise apportée par la BNEVP montre la dangerosité de telles pratiques d’exercice illégal de la médecine vétérinaire par des éleveurs professionnels« , notamment avec l’administration « sans évaluation clinique préalable » de l’animal, d' »antiobiotiques critiques qui favorisent l’apparition d’antibiorésistance« , a mis en garde le parquet.

Les investigations ont été menées en collaboration avec le Seprona de la Guardia civil (servicio de proteccion de la naturaleza), l’unité en charge de la lutte contre les atteintes à l’environnement dans la police espagnole.



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