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Faits divers

Faits divers – Justice | Groupuscule d’ultradroite OAS : deux Provençaux condamnés à 7 et 9 ans de prison ferme pour des projets d’attentats

 Le tribunal de Paris a condamné mardi Logan Nisin, le jeune fondateur vitrollais du groupuscule d’ultradroite OAS, à neuf ans d’emprisonnement ferme avec maintien en détention, lors du premier procès pour terrorisme d’ultradroite tenu en France depuis 2017.

Le parquet avait requis dix ans d’emprisonnement contre le jeune homme aujourd’hui âgé de 25 ans.

« Même si le quantum de la condamnation reste à mon sens très élevé », Logan Nisin, qui a déjà passé près de quatre ans en détention provisoire, « peut espérer une libération sous conditions prochainement », a souligné auprès de l’AFP son avocat Eric Bourlion.

Derrière la vitre des prévenus, le condamné, sagement coiffé et vêtu d’une chemise, a été pris de tics à l’annonce du jugement, clignant frénétiquement des yeux.

Mardi, le tribunal a aussi reconnu coupables d’« association de malfaiteurs terroriste » cinq autres prévenus, âgés de 23 à 33 ans, prononçant notamment une peine de sept ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt contre le Manosquin Thomas A., numéro deux du groupuscule Organisation des armées sociales. Ce dernier avait anticipé ce cas de figure et apporté un sac de vêtements à l’audience.

« Loin d’un projet politique fantasmé », la « nouvelle OAS » a été conçue en « calquant la structure de l’Organisation armée secrète de 1961 », groupe politico-militaire responsable d’une campagne sanglante dans les années 60 contre l’indépendance de l’Algérie, a estimé le président de la chambre en lisant son jugement.

Dans ce dossier, « tout atteste de l’imminence du passage à l’acte », « l’OAS a été créée comme une armée de défense prête, le cas échéant, à déstabiliser les institutions », « à fracturer le corps social », a poursuivi le magistrat, en rappelant ses « appels à la rébellion », ses « incitations à tuer » ou ses projets de racket d’entreprises pour financer des armes.

Logan Nisin avait été interpellé en juin 2017, les autorités s’inquiétant de son activité sur Facebook où il animait un groupe de « supporters » d’Anders Behring Breivik, auteur néonazi de la tuerie qui a fait 77 morts en Norvège en 2011.

Les enquêteurs avaient ensuite découvert l’existence de son OAS, qui voulait « enclencher la ‘remigration’ basée sur la terreur », en prévoyant de s’en prendre à des personnes arabes, noires ou encore des personnalités politiques comme Christophe Castaner, alors porte-parole du gouvernement macroniste.

Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, avait aussi été cité comme cible potentielle. Ce dernier, entendu lors du procès, avait demandé à se constituer partie civile.

Mardi, sa requête a été jugée recevable par le tribunal, reconnaissant un « préjudice d’angoisse qui peut être accru » par la médiatisation de l’affaire. Après l’avoir étudiée, le tribunal a toutefois débouté M. Mélenchon de sa demande, jugeant que, contrairement à d’autres projets d’action violente, « aucun élément matériel » n’avait pu être démontré à son encontre.

Tout au long des deux semaines du procès, les membres du groupement ont affirmé regretter des propos haineux et assuré qu’ils ne seraient jamais passés à l’acte.



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