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Faits divers – Justice | Migrants mineurs « voleurs », « assassins », « violeurs » : jugement lundi pour Zemmour

Par La Provence (avec AFP)

Le polémiste d’extrême droite et candidat à la présidentielle Eric Zemmour, jugé en son absence en novembre pour provocation à la haine après ses propos sur les migrants mineurs isolés, sera fixé lundi sur son sort.

Eric Zemmour, contre lequel une amende a été requise, ne sera pas présent au tribunal correctionnel de Paris pour la lecture du jugement prévue à 13H30, a précisé à l’AFP son avocat, Olivier Pardo.

Déjà poursuivi à de nombreuses reprises pour injure raciale, provocation à la haine ou contestation de crime contre l’humanité, le polémiste était cette fois cité à comparaître par le parquet pour des propos sur les migrants mineurs isolés, tenus le 29 septembre 2020 dans l’émission « Face à l’info » sur CNews.

« Ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu’ils viennent« , avait-il affirmé dans cette émission dont il était chroniqueur. « C’est une invasion permanente« , « c’est un problème de politique d’immigration« , avait-il ensuite vociféré au cours d’un débat consacré aux mineurs isolés, après un attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo.

Lors de l’audience, boudée par le polémiste le 17 novembre, le parquet avait jugé que ses « propos méprisants, outrageants » montraient « un rejet violent » et une « détestation » de la population immigrée.

« Les limites de la liberté d’expression ont été franchies« , avait estimé la représentante du ministère public, en requérant à l’encontre d’Eric Zemmour 10 000 euros d’amende. La peine demandée, 100 jours-amende à 100 euros, peut se transformer en emprisonnement en cas de non-paiement. 

L’avocat du polémiste, qui n’avait pas encore officiellement déclaré sa candidature à la présidentielle 2022, avait plaidé la relaxe. « Il n’y a pas une once de racisme chez Eric Zemmour » qui ne fait que dire « la réalité« , parfois de « manière brutale, avec ses mots« , avait soutenu Me Pardo, évoquant « une position politique« .

Pour lui, la citation pour provocation à la haine raciale ne se tenait pas : « Les mineurs isolés ne sont ni une race, ni une nation, ni une ethnie« .

Le parquet avait par ailleurs requis 5 000 euros d’amende à l’encontre du directeur de publication de CNews, jugé au côté d’Eric Zemmour comme c’est l’usage dans les procès de presse. 



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