Faits divers – Justice | Neuf dents cassées à Lyon : prison avec sursis requise pour les deux policiers

Par La Provence (avec AFP)

Dix mois de prison avec sursis ont été requis jeudi contre deux policiers accusés de violences sur un jeune homme, avec neuf dents cassées lors d’une manifestation contre la réforme des retraites en décembre 2019.

Après quatre renvois, les deux prévenus, membres de la brigade anticriminalité lyonnaise (BAC), ont comparu pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » dont l’un pour des faits « ayant entraîné plus de huit jours d’ITT » sur Arthur Naciri, alors âgé de 23 ans.

De passage à Lyon et présent selon lui « par hasard » au sein du cortège réunissant plus de 10 000 personnes, le jeune saisonnier avait eu 21 jours d’ITT, ainsi que des milliers d’euros de frais dentaires.

Pendant l’audience, les accusés n’ont pas reconnu les faits, l’un expliquant ne pas avoir porté de coup, l’autre démentant avoir frappé la victime au visage.

Des vidéos et des photos de l’interpellation ont été diffusées lors de l’audience, où l’on peut voir M. Naciri être agrippé par un policier et être ensuite relâché la bouche ensanglantée.

C’est après la diffusion dans la presse de photos et de vidéos prises par des témoins montrant le jeune manifestant la bouche ensanglantée que le parquet de Lyon avait ouvert une enquête et que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie.

Initialement prévu en décembre 2020, le procès a été renvoyé en février 2021, à cause d’un audiencement trop chargé et de l’indisponibilité de l’avocat de la défense, Me Laurent-Franck Liénard.

La défense a ensuite demandé un second renvoi pour analyser une photographie produite par la partie civile, montrant que l’auteur des coups n’était pas celui désigné par l’IGPN au terme de son enquête.

L’audience suivante, fin septembre 2021, a été repoussée en avril 2022 – l’expertise des images n’étant pas encore disponible. Puis celle d’avril reportée à nouveau pour un « audiencement trop chargé« , dont la partie civile dit avoir été informée la veille.

À la toute première audience, Arthur Naciri se disait convaincu que sans la médiatisation de l’affaire et sans les images prises par des témoins, les deux policiers n’auraient pas eu à répondre devant la justice. Il souhaitait qu’ils « reconnaissent leurs torts » – ils ne l’ont pas fait devant l’IGPN – en demandant réparation pour son incapacité de travail et ses frais dentaires. 



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