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Féminicide de Mérignac : la policier ayant reçu la plainte de la victime condamné pour violences conjugales

Par Rédaction Bordeaux Publié le mis à jour le 22 Juil 21 à 11:02 Actu Bordeaux Voir mon actu Suivre ce média

Le Canard Enchaîné a dévoilé ce mercredi 21 juillet 2021 que le policier ayant reçu la plainte de Chahinez Daoud contre son mari violent venait lui-même d’être condamné pour violences intra-familiales. (© Actu PDC)

C’est une information révélée par Le Canard Enchaîné de ce mercredi 21 juillet 2021 : le policier qui a recueilli le 15 mars, la plainte de Chahinez Daoud contre son mari violent, avant que celui-ci ne la brûle vivante le 4 mai dernier à Mérignac (Gironde), venait lui-même d’être condamné pour violences intra-familiales.

Toujours selon le journal satirique, la hiérarchie du policier était au courant de ses antécédents. « Sa hiérarchie, qui savait, n’a rien fait pour l’en empêcher », rapporte le journaliste dans les colonnes de l’hebdomadaire.

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Condamné par le tribunal correctionnel le 10 février

Le Canard Enchaîné a notamment découvert que le policier ayant pris la plainte de Chahinez Daoud avait été condamné, le 10 février, à 8 mois de prison avec sursis probatoire par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Il était alors jugé pour « violences habituelles » sur son ex-conjointe.

Il devait par ailleurs comparaître devant un conseil de discipline et risquait d’être suspendu de ses fonctions.

Une condamnation qui ne l’a pas empêché de recevoir Chahinez Daoud lors de son dépôt de plainte le 15 mars 2021, à peine un mois après son passage par le tribunal correctionnel.

Sa hiérarchie au courant et des défaillances pointées du doigt

Cette condamnation était connue des supérieurs du policier, au même titre que la procédure disciplinaire. L’un de ses chefs aurait admis, toujours selon Le Canard Enchaîné, que son affectation au bureau des plaintes « était discutable ».

L’assassinat de la mère de famille a suscité une telle vague d’indignation, qu’il a provoqué une mission conjointe de l’Inspection Générale de l’Administration et de l’Inspection Générale de la Justice.

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L’hebdomadaire rapporte que dans son rapport, la mission d’inspection a précisé que si la grille d’évaluation du danger et la fiche d’évaluation des victimes ont été remplies, puis transmises au Parquet par le policier, il existerait néanmoins « un doute sérieux » sur le soin avec lequel ces grilles ont été renseignées.

Pour rappel, Chahinez Daoud, 31 ans, est morte le 4 mai 2021, après avoir été immolée par le feu par son mari violent récidiviste, alors que ce dernier n’avait plus le droit de rentrer en contact avec elle, ni se présenter à son domicile, suite à une première plainte pour violences conjugales.

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