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Football : à Fougères, le goût d’inachevé de Téo Hamelin avec le SC Bastia

Téo Hamelin et son maillot de Bastia.
Téo Hamelin et son maillot de Bastia. (©Chronique Républicaine).

C’est à 6 ans que le petit Téo découvre le football : l’appartement familial étant situé au-dessus du pub de papa à Montereau-Fault-Yonne, les soirées de Champions League, il entend l’engouement des supporters au bar. Il prend sa première licence à Varennes : lors d’un rassemblement où il manque un gardien, étant le plus grand, il est choisi pour jouer dans les buts. Il ne les quittera plus.

Après deux saisons à l’AJ Auxerre (2010-2012) où il effectue sa préformation, il rejoint l’ESTAC Troyes où il est en concurrence avec celui qui deviendra « son pote », Paul Bernardoni aujourd’hui gardien du SCO d’Angers. Celui-ci est priorisé car sous contrat.

Appelé à faire un essai à l’OGC Nice, Téo n’hésite pas tant l’école des gardiens de ce club est réputée (Alonzo, Letizi, Lloris…). De 2013 à 2015, il y évolue en U17 et U19 Nationaux. Au bout de deux ans, Nice lui propose une prolongation mais sans réelle garantie.

Devant ce manque de confiance, Téo répond positivement à la demande de Ghislain Printant, directeur du Centre de formation de Bastia qui sera propulsé entraîneur des pros. On lui propose un contrat de deux ans comme stagiaire pro, en tant que 3e gardien derrière Jean-Louis Leca et Thomas Vincensini. Lors de la préparation d’avant-saison, début août 2015, le natif de Fontainebleau est victime d’une rupture des ligaments croisés. S’en suit un an de galère avec une rééducation à Cap Breton.

L’appel de Christophe Lollichon

De retour au bout d’un an, il effectue une grosse saison en N3 mais le club est relégué en Ligue 2 et c’est le dépôt de bilan. Le 30 mai 2017, c’est la fin de l’aventure corse. La saison 2017-2018, il évolue à Gueugnon où il ne se plaît pas. Il décide alors de rejoindre une Académy en Angleterre d’où il envoie un nombre considérable de vidéos en Ecosse, en Suisse

De retour à Auxerre au début de la saison 2019-2020 où il ne fait que s’entraîner, il reçoit à sa grande surprise un appel de Christophe Lollichon qui se dit intéressé par son parcours et son histoire. Téo le rejoint à Londres, s’entraîne une quinzaine avec le « Loan Department » de Chelsea (joueurs prêtés) et décide de répondre favorablement au projet que lui propose le manager londonien des gardiens : un club breton en N3, c’est Fougères.

Pour ces retrouvailles avec Bastia, Téo Hamelin a un état d’esprit « un peu revanchard » :

« J’ai un goût d’inachevé avec ce club pour des raisons qui ne dépendaient pas de moi. J’aurais pourtant souhaité continuer l’aventure là-bas. »

Le gardien fougerais s’attend à être sollicité mais compte sur le collectif : 

« Pour empêcher le ballon de franchir la ligne, je donnerai le meilleur de moi-même mais j’ai besoin de l’aide de mes coéquipiers. Vu l’ambiance de copains qui règne, on est capable de faire quelque chose de grand ensemble. »

Ce match sera l’occasion de retrouvailles avec le gardien Thomas Vincensini, Hervé Sékli, l’entraîneur des gardiens et Lloyd Palun côtoyé à Nice. Pour l’avenir, Téo ne cache pas que son arrivée à Fougères devait constituer un tremplin pour lui.

Si la crise a freiné ses ambitions, elle ne les a pas totalement effacées. L’ambiance du groupe, les relations avec le staff et les bénévoles font que Téo, contrat fédéral au club, se sent bien ici. 

« Il faut jouer sans restriction et retrouver le plaisir de la compétition sur une saison entière. »

René Tropée (correspondant)

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