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Sud

GARD La fête de la Confédération paysanne : un lieu de partage et d’échanges

Reportée suite aux intempéries du week-end dernier, la fête de la Confédération paysanne du Gard a eu lieu ce dimanche 10 octobre à Saint-Geniès-de-Malgoirès. Cette grand-messe de l’agriculture axée cette année autour de l’alimentation a rassemblé entre 300 et 400 personnes.

La 18e édition de la fête de la Confédération paysanne du Gard a eu lieu ce dimanche à Saint-Géniès-de-Malgoirès. (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

Les dimanches se suivent et ne se ressemblent pas, fort heureusement. Suite aux intempéries annoncées le week-end dernier, les membres de la Confédération paysanne du Gard avaient pris la décision de reporter leur fête à ce dimanche 10 octobre. Bien leur en a pris car la 18e édition de leur grande fête annuelle s’est déroulée sous un joli ciel bleu. Les visiteurs – entre 300 et 400 – ont pu ainsi flâner le long des stands, certains tenus par des producteurs locaux et artisans locaux, tels que Fouad Seddik, Le savon de mon papa de Bellegarde, l’équipe de BioPop de Saint-Chaptes ou encore, et entre autres, Jean-Marc et Laurie Petit de la ferme d’Auzillargues à Saint-André-de-Valborgne. D’autres stands étaient tenus par des représentants de collectifs militants (Chang, Attac, Terre Solidaire etc) « car le concept de cette fête, c’est bien sûr goûter aux produits locaux mais aussi d’échanger et de partager autour des idées de chacun« , précise Paul Ferté, porte-parole de la Confédération paysanne du Gard.

Paul Ferté, porte-parole de la Confédération paysanne du Gard. (Photo : SMa/ObjectifGard)

Ces échanges se sont poursuivis lors de débats organisés tout au long de la fête dédiée cette année à l’alimentation. Le premier portait sur les Projets alimentaires territoriaux (PAT) lancés dans plusieurs agglomérations du département et les perspectives qu’ils ouvrent. « L’objectif était d’expliquer ce que sont ces projets alimentaires territoriaux en vulgarisant le propos et de définir ce que nous pouvons en attendre. Sur ce terrain-là, c’est la lutte contre l’artificialisation des sols qui prime. On voit que dans certaines agglomérations, il y a une contradiction entre les volontés portées par ce dispositif poussé par le Plan relance et l’action. Le projet Magna Porta sur l’agglomération de Nîmes par exemple, est particulièrement vorace en termes de fonciers. On parle-là de 150 hectares de terre qui vont être sacrifiés« , s’inquiète Paul.

La crieuse Adi, ce dimanche à la fête de la Confédération paysanne du Gard. (Photo : S.Ma/ObjectifGard)

L’après-midi, c’est une expérience inédite qui a été proposée au public : que se passerait-il si des citoyens étaient désignés pour décider ensemble, démocratiquement, de l’alimentation de tous ? C’est ce qui se passerait avec l’instauration d’une Sécurité sociale de l’alimentation portée par la Confédération paysanne et ses partenaires. Pour ceux qui auraient envie d’approfondir ce sujet, le syndicat agricole propose deux autres rendez-vous sous forme de conférence gesticulée animée par Mathieu Dalmais le vendredi 22 octobre à 18h30 à la salle des cheminots CGT (15, rue Benoît  Malon) à Nîmes et le samedi 23 octobre à 18h30 à Cendras(*).

La fête de la Confédération paysanne du Gard, c’est aussi la mise à l’honneur de la culture, « un secteur qui a beaucoup souffert l’an dernier« , souligne le porte-parole. La crieuse Adi a ainsi fait passer, avec beaucoup d’humour, tous les messages militants, d’amour, de reconnaissance etc, que le public lui avait confié. Puis la journée s’est achevée avec un concert de Jukebal, histoire de finir sur une note joyeuse.

Stéphanie Marin

*Contact : conf30@orange.fr.





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