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GARD Pour ne pas qu’ils « tombent aux oubliettes », les morts pour la France en Indochine honorés

Dépôt de gerbe de la ville d’Alès par le maire, Max Roustan, accompagné du lieutenant-colonel David Mazel. (Photo Corentin Migoule)

Chaque année depuis le décret du 26 mai 2005, les combattants français en Indochine (1946-1954) sont honorés à l’occasion d’une cérémonie commémorative. Ce mercredi 8 juin, jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette de la dépouille du soldat inconnu d’Indochine en 1980, c’était le cas dans plusieurs villes du département dont Alès et Nîmes.

Le 19 décembre 1946, plus d’un an après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France subit le premier revers de sa politique coloniale lorsque le parti communiste vietnamien de Hô Chi Minh lance une offensive dans l’optique de s’emparer de la ville d’Hanoï. Commence alors un conflit armé entre le Vietminh et l’Union française qui durera près de huit ans et fera 500 000 victimes, dont près de 100 000 du côté français et au moins autant de blessés. Il s’achèvera par la défaite de la France à Diên Biên Phu le 7 mai 1954 et la signature des accords de Genève, sonnant la fin de l’Indochine et la première étape de la décolonisation française.

Chaque année depuis le décret du 26 mai 2005, les combattants français en Indochine (1946-1954) sont honorés à l’occasion d’une cérémonie commémorative organisée le 8 juin. C’était notamment le cas ce mercredi matin du côté d’Alès où, dans un square de Verdun assombri par un nuage qui a déversé quelques gouttes de pluie, Claude Couderc, président de l’Union locale des associations d’anciens combattants, a lu un premier message de l’association des combattants de l’Union française, laquelle se refuse à voir « tomber aux oubliettes » cette guerre dont l’existence est « de plus en plus ignorée par les jeunes générations ».

Après quoi, Jean Rampon, sous-préfet de l’arrondissement d’Alès, a assuré la lecture du message rédigé par Sébastien Lecornu, ministre des Armées : « De 1940 à 1954, ce sont près de 500 000 militaires qui ont porté nos couleurs, sans relâche, à l’autre bout du monde. Qu’il soit rendu hommage à ces combattants, qui, dans une guerre devenue mondiale, ont maintenu la présence française face aux assauts de plus en plus menaçants de l’occupant japonais. » Quatre gerbes dont celles du président d’Alès Agglomération, Christophe Rivenq, et du maire d’Alès, Max Roustan, ont ensuite été déposées sous la crypte du monument aux morts. Avant que ne retentisse le traditionnel hymne « Aux morts », suivi de la Marseillaise.

Au Monument aux morts, à Nîmes, la préfère Marie-Françoise Lecaillon a lu un message de Sébastien Lecornu, le ministre des Armées. : « Que leur combat dans les conditions le plus extrêmes ne soit jamais oublié, ces soldats des trois armes, ces membres des services de santé, que toujours il soit dit l’absolu de leur courage, et la grandeur de leur sacrifice ». Après les déposes de gerbes, la sonnerie aux Morts et une minute de silence, la cérémonie s’est terminée par le La Marseillaise

Corentin Migoule (à Alès), Norman Jardin (à Nîmes)





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