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Sud

GARD Un Toit pour tous : un nouveau directeur et de nouvelles ambitions

Un toit pour tous, l’agence de Nîmes sur l’avenue Pompidou (Photo Archives Anthony Maurin)

Jean-Marie Garabédian est le nouveau directeur général d’Un Toit pour tous. En poste depuis le 1er juillet dernier, il expose les enjeux et les perspectives du bailleur social pour les prochaines années.

« Après un parcours bancaire de plus de 30 ans avec différents mandats comme directeur financier, directeur régional ou secrétaire général pour la région, mon parcours est multiple et durant les dix dernières années j’ai vraiment été au contact de cet univers grâce à mes fonctions à la Caisse d’épargne expose Jean-Marie Garabédian, 58 ans, marié et père de trois enfants. Cette mobilité fonctionnelle vers le monde du logement social est logique car les banques sont des acteurs importants et à Un toit pour tous nous sommes attachés à la Caisse d’épargne.« 

L’homme avait présidé Un Toit pour tous via la Caisse d’épargne. La structure lui a proposé de prendre le poste de directeur général. Il a accepté pour diverses raison : « Conduire de nouveaux projets, sortir de ma zone de confort… J’ai vu l’autre côté du miroir, j’apprends encore. » En chiffres, Un toit pour tous c’est environ 10 000 logements dans le Gard, l’Hérault, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. En tout, quatre agences sont déployées sur le territoire dont trois sont implantées dans le Gard, terre natale d’Un Toit pour tous.

10 % des locataires a plus de 70 ans

Les trois ambitions voulues par le nouveau DG sont claires. « Il y a une pénurie de logements et en Occitanie 100 000 ménages sont en attente. Je veux continuer à participer à l’effort de construction en alliant qualité et quantité. Nous devons aussi rendre notre patrimoine plus attractif en y consacrant un budget significatif et en participant à l’ANRU pour améliorer la vie des locataires. Enfin, le logement social a toujours été innovant, surtout quand on parle de confort. Ces ambitions sont à mettre en lien avec les nouveautés du XXIe siècle. Nous pensons aussi à créer un nouvel échelon, un produit intermédiaire entre le maintien à domicile et l’Ehpad.« 

Jean-Marie Gérabédian (Photo Anthony Maurin).

Il ne faut pas oublier que plus de 10 % des locataires d’Un Toit pour tous a plus de 70 ans et d’ici 2030, ce chiffre va grimper. Les logements adaptés ne sont plus suffisants mais la structure compte changer la donne en multipliant par dix, d’ici 2024, ce genre de logements spéciaux. Hélas, si les enjeux sont forts et concernent tout le monde, Un Toit pour tous se frotte à de nombreux problèmes.

Vers une meilleurs isolation

Pour le directeur général, « il y a un effet ciseau sur la demande de logement social ainsi qu’une flambée du prix du foncier. Nous avons une mission d’intérêt, d’utilité et de cohésion général. Nous sommes dans un monde schizophrène. Tout se complique, notamment avec les recours… Nous mettons en moyenne quatre ans pour faire sortir de terre un programme. L’élu est une des parties prenantes les plus importantes de nos projets. Ce sont nos premiers partenaires et heureusement qu’ils sont là.« 

En 2020, 267 logements estampillés Un Toit pour tous ont été mis en service et 295 étaient en chantier quand dans le même temps 60 étaient réhabilités. En tout, cela représente 740 nouvelles familles dont 55 % ont une aide au logement. En 2021, 163 logements sont sortis de terre (74 dans le Gard, NDLR). En 2022, 334 logements seront inaugurés dont 179 dans le Gard.

« Le but est d’être d’ici 2024 à plus de mille logements neufs. Chez nous, le taux de recouvrement des loyers est à 98 % ou 99 %. Nous n’avons aucun souci particulier. Nous avons d’autres buts comme celui de ne plus avoir des logements étiquetés dans les catégories F et G. Nous voulons plus de 2/3 de logements classés entre A et C. Nous allons aussi mettre en place un fonds de dotation pour aider les primo-accédants mais aussi les seniors.« 

Un Toit pour tous pense déjà à la suite. Ses logements sont-ils adaptés au télétravail ? La structure doit-elle s’occuper de signer des conventions avec les branches dites « essentielles » afin de les mettre sur une liste prioritaire ? Va-t-elle arriver à inclure 70 % d’entreprises qui ont une bonne politique RSE au sein de ses appels d’offres ? Le bail réel et solidaire, un peu ce que l’on voit dans le monde anglo-saxon, a-t-il un grand avenir dans le coin ? En tout cas à Nîmes sortira de terre en 2022 une Maison en partage. Une autre résidence verra le jour non loin de l’avenue Kennedy à Nîmes, le Fil d’Ariane. 22 logements adaptés aux personnes souffrants de troubles psychologiques mais autonomes.





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