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Gaz et électricité : la hausse des prix bloquée par le gouvernement

Jean Castex s'est rendu en Seine-Saint-Denis, ce mardi 21 septembre 2021 pour annoncer de nouvelles mesures.
Jean Castex était l’invité du JT de 20h de TF1 (©Julien Bouteiller / Actu.fr)

Alors que le prix des énergies  – gaz et électricité – n’arrête pas de grimper, le gouvernement vient d’annoncer, ce jeudi 30 septembre 2021, la mise en place d’un « bouclier tarifaire » pour se prémunir de nouvelles hausses de tarifs.

Le Premier ministre Jean Castex, invité du JT de 20h de TF1, a rappelé l’objectif de l’exécutif : alléger la facture des ménages français dans un contexte de hausse continue des tarifs de l’énergie. 

Gaz : la hausse du 1er octobre sera la dernière

Vendredi 1er octobre, le gaz augmente de 12,6% (après une hausse de 10% en juillet, 5% en août, 8,7% en septembre). Depuis janvier 2020, les tarifs ont explosé de 44%. Du jamais-vu.

Si l’on en croit Jean Castex, cette hausse devrait être la dernière à être répercutée sur les ménages.

« Pour le gaz, nous sommes totalement dépendants de l’extérieur. Seul 1% du gaz est produit en France. Le reste est importé. Et nous n’avons plus de stock », rappelle le Premier ministre, précisant que « certains experts annoncent une hausse supplémentaire de 30% d’ici la fin de l’année avant une dégringolade des tarifs au printemps ».

Pour les 5 millions de Français concernés par la hausse du prix du gaz, Jean Castex a donc annoncé que le gouvernement bloquait les prix : « plus d’augmentation après celle de ce 1er octobre jusqu’en avril ».

Cependant, la hausse qui ne sera pas appliquée sera répercutée plus tard, au printemps, quand les prix baisseront. C’est ce qu’on appelle un lissage.

Electricité : pas de hausse en février prochain

Du côté de l’électricité, la situation n’est guère plus reluisante. Une hausse de 15% est attendue en novembre et une autre hausse de 12% devait se produire en février 2022. « Elle n’aura pas lieu », annonce le Premier ministre qui explique que le gouvernement diminuera pour ce faire une taxe sur l’électricité.

« Nous allons déposer un amendement pour que la hausse soit limitée à 4% »

Pourquoi de telles hausses  ?

Intervenant après une chute en 2020 liée à la récession due à l’épidémie de Covid-19, le bond actuel des tarifs s’explique par plusieurs raisons : stocks bas, forte demande avec la reprise économique, absence volontaire ou non de la Norvège et de la Russie d’augmentation de leurs livraisons, spéculation sur les matières premières…

« Nous n’avons pas bâti pendant des décennies notre indépendance énergétique autour du nucléaire pour être dans la main de Vladimir Poutine », a affirmé Bruno Le Maire, accusant le président russe de « jouer sur cet approvisionnement pour faire monter les prix ». 

Une crise similaire à celle des Gilets jaunes attendue ? 

Le gouvernement, craignant une contestation similaire à celle des Gilets Jaunes fin 2018 (qui était née de l’augmentation des taxes sur le carburant), a anticipé en partie ces fortes hausse.

Le 15 septembre, il a annoncé un chèque énergie exceptionnel de 100 euros pour aider près de 6 millions de ménages modestes à payer leur facture énergétique. Un chèque qui pourrait être revalorisé si les mesures prises ne sont pas suffisantes.

Engie a de son côté annoncé la possibilité « d’étalements de paiement ».

Avec AFP

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