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News 24-7

généralisation du pass sanitaire au travail et risque de blocage

À partir du 15 octobre, les travailleurs italiens devront être en possession d’un « green pass » valide pour continuer leur activité professionnelle, sous peine de sanction.

Dès ce vendredi, en Italie, tous les travailleurs devront présenter un pass sanitaire valide, nommé « green pass », pour continuer à exercer leur profession. La mesure devrait être en vigueur au moins jusqu’au 31 décembre.

Premier pays européen à avoir été touché par la pandémie de Covid-19 en février 2020, l’Italie a payé un lourd tribut avec plus de 130.000 morts de la maladie. La campagne vaccinale a démarré dans le pays dès le mois de décembre de cette même année. Aujourd’hui, plus de 80% des plus de 12 ans sont complètement vaccinés.

3.3 millions de travailleurs non vaccinés

Un taux insuffisant pour Mario Draghi. Le 15 septembre, le chef du gouvernement italien a donc annoncé la généralisation du pass sanitaire à tous les travailleurs du pays, donnant ainsi un mois aux refractaires. La mesure a été prise pour encourager la vaccination, même si le « green pass » peut être valide grâce à un test négatif de moins de 48 heures ou une preuve de rétablissement du Covid-19.

Selon le quotidien La Repubblica, cette nouvelle obligation concernera environ 3.3 millions de travailleurs non vaccinés. Cela correspond à 344.000 personnes dans le service public, 2.2 millions dans le privé et 740.000 professionnels exerçant en libéral. Évidemment, les personnes ne pouvant pas se faire vacciner pour des raisons médicales sont exemptés.

Sanctions

« Ceux qui n’ont pas le Green Pass ne pourront pas travailler, ce qui sera considéré comme une absence injustifiée, et leur salaire sera suspendu, mais sans arriver à des sanctions disciplinaires. Cependant, si l’on omet volontairement de déclarer ne pas avoir de certificat et qu’on vient au travail quand même, une sanction disciplinaire peut être envisagée, en plus d’une sanction administrative pouvant aller de 600 à 1 500 euros.”, détaille le quotidien Corriere della Sera dans des propos rapportés par Courrier International.

Ces dernières semaines, une inquiétude monte de l’autre côté des Alpes: le système de santé pourra-t-il assurer assez de tests pour les travailleurs refusant le vaccin et acceptant de payer 15 euros par test? Plusieurs syndicats et partis politiques ont proposé d’allonger la validité des tests de 48 à 72 heures. Le gouvernement est resté inflexible.

Manifestations et menaces de blocage

Mario Draghi n’entend pas non plus plier face aux protestations et aux menaces. En effet, face à la mesure, de nombreux non-vaccinés sont prêts à faire front. Luca Zaia, président de la région de Vénétie, a alerté contre le « chaos » qui plane sur l’économie italienne après le 15 octobre.

Un véritable risque de blocage existe notamment dans certains secteurs d’activité où beaucoup de travailleurs ne sont pas vaccinés. Parmi eux, l’agriculture qui compte de nombreux de saisonniers étrangers, peu vaccinés ou ayant reçus le vaccin russe Spoutnik-V, non homologué en Italie.

Autre point de crispation: le transport maritime. Dans le port de Trieste, sur l’Adriatique, environ 40% des travailleurs ne seraient pas vaccinés. Les dockers menacent ainsi de bloquer le port et paralyser une grande partie du transport dans le pays, malgré un accord trouvé pour rendre leurs tests gratuits.

La mesure a également provoqué de violentes manifestations à travers le pays, notamment dans la capitale, Rome, ce samedi, où des milliers de personnes, dont des militants d’extrême droite ont pris d’assaut le siège de la Confédération générale italienne du travail (CGIL).



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