Giorgia Meloni : le visage du parti post-fasciste Fratelli d’Italia

« La droite italienne a mis fin au fascisme dans l’histoire depuis des décennies », c’est par cette déclaration que Giorgia Meloni a souhaité répondre cet été à la presse étrangère (voir vidéo ci-dessous) qui la décrirait, comme un danger « pour la démocratie et la stabilité italienne, européenne et internationale ».

La dirigeante du parti post-fasciste Fratelli d’italia (Frères d’Italie) tente de rassurer, une stratégie déjà utilisée par ses prédécesseurs comme Gianfranco Fini, l’ancien responsable du parti politique néo-fasciste Mouvement social italien.

Giorgia Meloni a bien connu ce parti fondé en 1946 par des fidèles de Benito Mussolini. A 15 ans, elle était active dans la branche jeunesse avant de prendre attache avec le parti Alliance nationale qui se voulait plus modéré.

En 1996, alors militante pour Alliance nationale et âgée de 19 ans, elle n’hésitera pas à déclarer à la presse française au sujet du dictateur fasciste Mussolini qu’il était « un bon politicien ».

En 2008, Giorgia Meloni rejoint le Parti du peuple de la liberté de Silvio Berlusconi. Elle devient alors la plus jeune ministre de l’histoire de l’Italie moderne.

Cinq ans plus tard, elle quittera ce même parti pour créer Frères d’Italie. Ce nouveau parti défend un nationalisme conservateur qui met l’accent sur la souveraineté.

Son credo : « Dieu, famille, patrie »

Le véritable catalyseur pour son parti viendra avec le deuxième gouvernement de Giuseppe Conte en 2019. A ce moment-là, Frères d’Italie est pratiquement le seul grand parti italien à choisir de ne pas rejoindre le gouvernement de coalition.

Giorgia Meloni est parvenue à rassembler des soutiens en raison notamment de son opposition à la mondialisation et aux valeurs progressistes. Son credo est : « Dieu, famille, patrie ». Dans les grandes lignes, elle défend la même politique que la Ligue : plus de sécurité, moins d’immigration, moins de taxes.

Elle s’est efforcée de dédiaboliser Frères d’Italie et de prendre ses distances avec les « nostalgiques du fascisme » qui, à l’entendre, « n’ont pas leur place » dans son parti. Et si, favorable à une Europe des nations, elle souhaite revoir sa relation avec Bruxelles et les partenaires européens de l’Italie, elle assure qu’il n’y aura pas de rupture sèche alors que Rome est la principale bénéficiaire du plan de relance européen avec près de 200 milliards d’euros de fonds accordés pour maintenir à flots la troisième économie de la zone euro.

Sur le plan diplomatique, le front conservateur affiche pourtant de profondes divisions. Atlantiste, Giorgia Meloni défend l’aide militaire à l’Ukraine tandis que Matteo Salvini, admirateur de Vladimir Poutine, critique régulièrement la politique européenne dans cette crise.



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