Cinéma

Goldorak sur ADN : qu’est devenu Actarus après la fin de la série ? – News Séries à la TV

Après 74 épisodes, la série animée Goldorak s’est terminée, bouclant l’intrigue du Prince d’Euphor avec panache. Go Nagai, créateur du robot géant, n’a jamais donné de suite à son oeuvre. Après plusieurs décennies, on sait ce qu’est devenu Actarus !

Après avoir traversé l’univers aussi vite que la lumière, le formidable robot des temps nouveaux a tiré sa révérence. Le phénomène Goldorak a été aussi fulgurant que ses poings, marquant toute une génération de spectateurs. Malgré ce triomphe, Go Nagai, créateur du manga original, n’a jamais donné de suite à son oeuvre.

La série animée culte s’est ainsi achevée après 74 épisodes. Actarus était parvenu à vaincre les troupes de Vega, sauvant la Terre de ce terrible ennemi. Il repartait ensuite vers Euphor, sa planète d’origine, en compagnie de sa soeur Phénicia. Leur but : reconstruire leur monde, dévasté par Vega, tyran sanguinaire et impitoyable.

GOLDORAK IS BACK

Plus de 40 ans après sa première diffusion en France dans Récré A2, animé par Dorothée, Goldorak est enfin de retour dans une suite ! On sait donc ce qu’est devenu Actarus, héros vénéré des aficionados de la franchise. Mais ce n’est pas sous forme de série animée que le robot géant est de retour. Ce dernier a été ressuscité en BD sous la plume de 5 auteurs français.

Xavier Dorison (scénario), Denis Bajram (scénario et dessin), Brice Cossu (dessin), Alexis Santenac (dessin) et Yoann Guillo (couleur) se sont associés pour redonner vie au titan mécanique piloté par Actarus. Baptisé tout simplement Goldorak, la bande-dessinée est parue le le 15 octobre dernier aux éditions Kana.

Validée par Go Nagai lui-même, cette suite est donc officielle et se place 10 ans après la fin de la série. La guerre entre les Forces de Vega n’est plus qu’un lointain souvenir et Actarus est reparti sur Euphor. Quant à Alcor et Vénusia, ils tentent de mener une vie normale.

« Mais, des confins de l’espace, surgit le plus puissant des golgoths : l’Hydragon. Alors que le monstre de l’ultime Division Ruine écrase les armées terriennes, les exigences des derniers représentants de Véga sidèrent la planète : sous peine d’annihilation totale, tous les habitants du Japon ont sept jours pour quitter leur pays et laisser les envahisseurs coloniser l’archipel. Face à cet ultimatum, il ne reste qu’un dernier espoir… Goldorak. »

LE RETOUR DU PRINCE

L’idée de faire revivre le Prince d’Euphor dans une suite est venue de Xavier Dorison lors du festival de la BD d’Angoulême en 2016. Il a proposé aux éditions Kana de se lancer dans l’aventure : « L’idée saugrenue de Xavier a entraîné une adhésion très forte. Mais nous avons voulu fignoler cet album, qu’il ménage des séquences impressionnantes. Nous avons voulu prendre le temps nécessaire pour que tout soit parfait, et que ce retour soit au barycentre entre la BD franco-belge, le manga et les comics », explique le co-auteur Denis Bajram dans les colonnes du Figaro

Ce dernier a proposé à Alexis Santenac, Yoann Guillo et Brice Cossu de rejoindre l’aventure, joindre leurs forces pour proposer la meilleure suite possible à ce monument de la pop culture.

« Les personnages de Goldorak ont une vie très forte. Il fallait trouver un réglage fin pour que les héros japonais comme Rigel ne soient pas dissonants avec d’autres personnages plus réalistes tels qu’Actarus. Brice, Alexis et Yoann ont fait ça très bien. Moi, je n’ai eu qu’à me préoccuper de cette rutilante Cadillac de trente mètres de haut qu’est Goldorak. D’ailleurs, quand on dit que Goldorak est un robot géant, on se trompe. Goldorak possède un pilote. C’est un peu une sorte d’Iron Man géant », précise Denis Bajram.

« Il a fallu plus de quatre ans de travail acharné pour parvenir à réaliser ce projet pharaonique. « Nous avons romancé les souvenirs que nous avions des dessins animés de notre enfance. Cet album, nous l’avons fait avec beaucoup d’émotion. C’est une histoire d’amitié, un album de groupe. C’est comme le Magical Mystery Tour des Beatles », souligne Bajram.

ACTARUS REPREND SON DESTIN EN MAIN

Dans cette suite, Actarus retrouve donc son cher Goldorak, rouillé et mal en point. Il a du mal à se saisir du manche pour relancer le géant de fer, envahi par les doutes. « C’est tout sauf le Goldorak triomphant que nous mettons en scène ici. Dans la tête d’Actarus, il y a plein de souvenirs qui remontent à la surface. Le héros est assailli par des images traumatiques qui hantent sa mémoire« , confie l’auteur.

« Quand on retrouve Actarus, il a échoué dans ce qu’il voulait faire, ce n’est pas le Actarus victorieux de la fin du dessin animé. On a vraiment voulu montrer chez lui ce qu’on avait pu croiser dans les troupes de Véga dans le dessin animé : quelqu’un qui se questionne sur cette guerre et sur cette violence. Il n’est plus l’Actarus qui va conclure l’épisode avec un Cornofulgure ! Il doit trouver une autre voie que la violence », note Bajram.

Finalement, le Prince d’Euphor parvient à ressusciter son vieil acolyte. « C’est l’acte de renaissance de Goldorak. La décision d’Actarus est prise. Il s’est réveillé. Son regard est vibrant. Il passe à l’acte. Il ne faut pas oublier qu’Actarus est un réfugié d’Euphor. C’est un être déraciné, il reste un étranger en situation irrégulière sur terre. Cette thématique de la migration traverse tout l’album », analyse Denis Bajram.

Goldorak jaillit ensuite des eaux, faisant ressurgir les souvenirs d’une époque désormais révolue, ravivant la flamme de nos héros disparus : « Il s’agit d’un jaillissement comme une seconde naissance, constate. Nous montrons le robot surgir de l’eau sombre en contre-plongée pour montrer sa force et sa puissance. Il y a dans cette image une symbolique liée à la renaissance. Avec l’élément aqueux, il y a presque quelque chose d’amniotique », déclare le dessinateur.

Toutefois, les auteurs se défendent d’avoir voulu jouer sur la nostalgie, prenant cette aventure extrêmement sérieusement, le tout adoublé par Go Nagai lui-même. 

« Nous n’avons pas voulu rendre un hommage distancié à ce héros de notre enfance. Cet album doit se lire au premier degré. Nous y avons cru tout au long de la fabrication de l’album. Nous en sommes sortis épuisés émotionnellement. Moi, je voulais tellement me montrer à la hauteur des objectifs! Je sais que c’est un moment fort dans ma vie d’auteur. À l’âge de dix ans , j’ai conçu ma toute première BD. Elle racontait les aventures de Goldorak sur une vingtaine de pages. Je souhaite à n’importe quel auteur d’avoir la chance de connaître le même cycle d’accomplissement que j’ai connu avec ce personnage », conclut Denis Bajram.

Goldorak, de Xavier Dorison, Denis Bajram, Brice Cossu, Alexis Sentenac et Yoann Guillo, d’après Gô Nagai, est disponible chez Kana éditions, collection Classics. 24,90 €.



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