En bref

Guerre en Ukraine : combats à Severodonetsk, perte des terres cultivables

**La guerre en Ukraine en est à son 110ème jour.
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Les faits marquants du jour : les combats à Severodonetsk, la perte des terres cultivables, les craintes de crise alimentaire mondiale.

L’armée ukrainienne abandonne le centre de Severodonetsk aux Russes

Les forces ukrainiennes ont reconnu avoir abandonné le centre de Severodonetsk, à la suite d’une nouvelle offensive russe sur cette ville clef de l’est de l’Ukraine.

Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la région de Lougansk – dont Severodonetsk est le centre administratif pour la partie contrôlée par les autorités ukrainiennes – a confirmé que les forces ukrainiennes avaient été repoussées du centre.

Selon les séparatistes prorusses combattant avec les Russes dans cette région, les dernières divisions ukrainiennes à Severodonetsk sont désormais « bloquées« , après la destruction du dernier pont qui permettait de gagner la ville voisine de Lyssytchansk.

La prise de cette cité donnerait à Moscou le contrôle de la région de Lougansk et lui ouvrirait la route d’une autre grande ville, Kramatorsk, capitale de la région voisine de Donetsk. Une étape indispensable pour conquérir l’intégralité du bassin du Donbass, région essentiellement russophone en partie tenue par des séparatistes prorusses depuis 2014.

L’Ukraine dit avoir perdu « 1/4 de ses terres cultivables« 

Le ministère ukrainien de l’Agriculture a annoncé ce lundi que le pays avait perdu un quart de ses terres cultivables du fait de l’occupation russe.
Cela concerne essentiellement les régions du sud et de l’est.
Pour autant, les autorités assurent que la sécurité alimentaire du pays n’est pas menacée.

L’Ukraine disposait avant la guerre de plus de trente millions d’hectares de terres cultivables, selon le World Data Center-Ukraine, une ONG internationale.

Si les conséquences de l’invasion russe pour le marché intérieur semblent limitées pour les autorités ukrainiennes, l’impossibilité d’exporter les céréales produits en direction de l’étranger fait craindre de « un ouragan de famines » dans les mois à venir selon l’ONU.

Le conflit russo-ukrainien oppose deux superpuissances céréalières – la Russie et l’Ukraine assurent à elles deux 30% des exportations mondiales de blé. Il a provoqué une flambée des cours des céréales et des huiles, dont les prix ont dépassé ceux atteints pendant les printemps arabes de 2011 et « les émeutes de la faim » de 2008.

Nouveau charnier près de Boutcha

La police de Kiev a annoncé la découverte de sept corps dans un nouveau charnier, près de Boutcha, une localité proche de la capitale où des cadavres de civils avaient été retrouvés après le retrait de l’armée russe fin mars.

« Sept civils ont été torturés par les Russes puis lâchement exécutés d’une balle dans la tête« , a indiqué sur Facebook le chef de la police de Kiev, Andriï Nebytov, précisant que « plusieurs victimes avaient les mains liées et les genoux attachés« .

Crise alimentaire: L’ONU appelle à ne pas imposer des restrictions à l’exportation de nourriture

Deux dirigeantes onusiennes ont appelé les pays membres de l’OMC à ne pas imposer de restrictions aux exportations de nourriture pour éviter le risque de grave crise alimentaire que fait planer sur le monde entier l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Cette lettre ouverte est signée par la Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Michelle Bachelet et Rebeca Grynspan, la secrétaire générale de la Cnuced, organe des Nations unies chargé du commerce et du développement.

La guerre en Ukraine a renforcé les inquiétudes pour la sécurité alimentaire mondiale car les ports du pays sur la mer Noire sont bloqués, empêchant l’Ukraine, qui fait partie des greniers à céréales du monde, d’exporter sa production.

Amnesty dénonce l’usage de bombes à sous-munitions

Dans un rapport, Amnesty International a accusé la Russie de crimes de guerre en Ukraine, affirmant que des centaines de civils avaient péri dans des attaques incessantes sur Kharkiv (nord-est), menées notamment avec des bombes à sous-munitions.

Après une enquête approfondie, l’ONG dit avoir trouvé des preuves de l’utilisation par les forces russes de bombes à sous-munitions de type 9N210 et 9N235 et de mines à dispersion, deux catégories interdites par des traités internationaux.

Emmanuel Macron et la défense française et européenne

La France va réévaluer ses dépenses militaires, entrant dans une « économie de guerre » à l’aune de l’invasion russe de l’Ukraine.

Déclaration faite ce lundi par le président Emmanuel Macron, à l’ouverture du salon Eurosatory, plus grand salon international de défense et de sécurité terrestres à Villepinte, au nord-est de Paris.

Le chef de l’Etat français a indiqué que la France allait passer en revue ses besoins mis en lumière par le conflit. Et de plaider pour une « réévaluation » de la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 pour « ajuster les moyens aux menaces« .

Le renforcement des capacités de défense passe également par davantage de coopération européenne, appelée de ses vœux par M. Macron.

« Nous avons besoin de renforcer une industrie et une base industrielle et technologique de défense européenne beaucoup plus forte et beaucoup plus exigeante (…) sinon nous construirons les dépendances de demain« , a-t-il martelé.

Nombre des coopérations de programmes d’armements en cours en Europe peinent à avancer, à commencer par les projets de futur avion (Scaf) et char de combat (MGCS) menés par la France et l’Allemagne.

Des dirigeants européens en Israël pour discuter énergie et Ukraine

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre italien Mario Draghi sont arrivés en Israël pour discuter de coopération énergétique à l’heure où l’Etat hébreu tente d’exporter vers l’Europe une partie de sa manne gazière sur fond de guerre en Ukraine.

Mme von der Leyen s’est entretenue avec le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid.

Lundi soir, Mme von der Leyen rencontrera la ministre israélienne de l’Energie, Karine Elharrar, d’après un porte-parole de cette dernière. Selon cette source, les deux parties travaillent depuis plusieurs mois à un accord qui permettrait d’exporter du gaz israélien vers l’Europe via l’Egypte.

Israël travaille d’arrache-pied pour pouvoir exporter une partie de ses ressources gazières en mer vers l’Europe, qui cherche à remplacer les achats de combustibles fossiles russes depuis l’invasion de l’Ukraine et les sanctions contre le régime du président russe Vladimir Poutine.

Israël est entré dans le cercle des pays producteurs et exportateurs de gaz après la découverte au début des années 2010 de plusieurs réservoirs gaziers au large de ses côtes, en Méditerranée, avec des réserves chiffrées à environ 1.000 milliards BCM (milliard de mètres cubes).



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