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En bref

Happy Slapping : Que risque l’auteur de la vidéo ?

Le code pénal est clair, le «happy slapping» est un délit. L’auteur de la vidéo qui le relaie sur les réseaux sociaux est considéré par la justice comme étant complice de l’agresseur. Mais que risque-t-il ?

Concrètement, la personne qui enregistre cette «agression vidéo» peut être poursuivie pour non assistance à personne en danger. Puisque celle-ci aurait due intervenir pour aider la victime au moment des faits qui se déroulaient devant elle.

Sutout, la diffusion de la vidéo peut être une circonstance aggravante. Selon l’article 222-33-3 du Code Pénal, le Happy Slapping correspond «au fait d’enregistrer sciemment, par quelque moyen que ce soit, sur tout support que ce soit, des images relatives à la commission d’infractions» comme des tortures, des actes de barbarie, des violences et des agressions sexuelles. La personne qui partage ses images encourt alors jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Toutefois, ces peines ne sont généralement pas aussi sévères et sont également jugées en fonction de la gravité des blessures subits pas la victime. Si cette dernière ne présente pas de lésions apparente, l’amende peut être portée à 750 euros. Voire le double (1.500 euros) si la victime est atteinte d’une ITT (incapacité temporaire de travail) de moins de huit jours.

Signaler la vidéo sur un portail dédié

Parallèlement, les internautes et utilisateurs des réseaux sociaux qui découvriraient une vidéo de Happy Slapping sont invités à la signaler le plus rapidement possible auprès du site internet-signalement.gouv.fr (disponible ICI) qui sert de portail pour déclarer les contenus illicites sur le Web.

Il en va autrement si la vidéo a été filmée dans le but de servir de preuve auprès des autorités. L’auteur de la vidéo pouvant se trouver dans l’impossibilité de secourir la victime ou de faire fuir ses agresseurs. Dans ce cas, la personne qui a filmé doit fournir la preuve aux autorités chargées de l’enquête. 

Les joueuses se sont arrêtées de jouer à la 6e minute.

Néanmoins, police et gendarmerie recommandent aux témoins d’une agression de préférer appeler immédiatement le 17 ou le 112 afin de la déclarer aux autorités le plus rapidement possible.



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